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Ligue 1 Mobilis – Algérie : L’été sera chaud avec des salaires qui vont flamber

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Algérie Foot – Ligue 1 Mobilis : Si la saison dernière, le transfert de Youcef Belaïli avait fait polémique au sujet de son montant record et du salaire offert par le MC Alger, l’été 2024 risque d’être encore plus chaud avec une tendance inflationniste qui fera flamber le marché.

Le football algérien, notamment celui de l’élite professionnelle, est entrain de prendre une nouvelle tournure avec l’avènement d’entités économiques publiques propriétaires de plusieurs clubs de la Ligue 1, attirant de plus en plus les convoitises d’une faune de dirigeants, d’agents, d’intermédiaires et même de certains journalistes et consultants, versés désormais dans le très lucratif marché des transferts.

Qu’importe, puisqu’il s’agit de deniers publics passés par une budgétisation approuvée par des conseils d’administration, mais qui permettent à tout ce beau monde de s‘assurer des dividendes au passage.

En l’absence d’un réel organe de contrôle des finances et de la gestion des clubs professionnels, qui n’est autre que la DCGF instituée par la réglementation en vigueur relative au football professionnel, les clubs algériens vont surenchérir pour le recrutement de joueurs durant la présente intersaison.

D’ailleurs, la JS Kabylie, version Mobilis et sous la conduite d’une nouvelle équipe dirigeante avec le duo El-Hadi Ould Ali (président du conseil d’administration) et Hakim Meddane (directeur sportif) a déjà ouvert le bal en enrôlant le gardien international Gaya Merbah qui va émarger, nous dit-on, à 650 bâtons/mois, soit le deuxième meilleur salaire après celui de Youcef Belaïli (700 millions de centimes/mois) et juste devant l’autre gardien, celui du CR Belouizdad Raïs M’Bolhi (600 millions).  

Tout cela sans compter les autres avantages, telles que les primes de matchs qui, parfois, peuvent attendre les 500 000 DA ou plus et les retombées de droits d’image ou de contrat individuel de sponsoring.

Ce qui annonce un été très chaud et l’éventualité de battre des records en termes de niveau de transfert et/ou de salaire, et ce, sous la pression des supporters, les ambitions et les obligations de résultats pour des joueurs qui n’ont, pour certains, même pas le niveau international ni apportant une réelle plus-value. Il n’y a qu’à comparer le temps de jeu de certains joueurs ramené à leur salaire, il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur leur recrutement et leur valeur commerciale, y compris en cas de transfert à un autre club pour tenter d’amortir les contrecoups engendrés. 

Il y a cinq ans, la Ligue de football professionnel avait révélé quelques chiffres édifiants, parmi lesquels celui de 30 joueurs dont le salaire dépassait les 300 millions de centimes /mois ce qui a suscité, à l’époque, toute une polémique sur les niveaux de salaire et le train de vie de certains clubs. Aujourd’hui, ce chiffre est largement dépassé et on se demande si au moins trois clubs, en l’occurrence le MC Alger, le CR Belouizdad et à un degré moindre l’USM Alger, ne totaliseraient à eux seuls ce seul chiffre !

En tous les cas, de telles données ne font plus partie du paysage footballistique national puisque ni la Ligue et ni la fédération, et encore moins les clubs, n’affichent de manière transparente les salaires de leurs joueurs comme cela se fait régulièrement ailleurs.

Toujours est-il que la masse salariale d’au moins la moitié des clubs de l’élite et les autres dépenses liées par exemple au paiement des lettres de libération (300 000 euros payés par le MCA pour l’ASEC Mimosas pour disposer de Zougrana ou bien 200 000 euros pour Laval pour le cas Naïdji) et à d’éventuels contentieux CNRL / FIFA, ont atteint des seuils jamais connus auparavant, représentant jusqu’à plus de 80% des dépenses globales d’un club.

Tous les indices indiquent que cette tendance dépensière ne changera pas, bien au contraire, elle sera en hausse, surtout que plusieurs clubs affichent d’ores-et-déjà leurs ambitions, à l’image de la JS Kabylie qui veut (re)voir grand depuis l’arrivée d’un repreneur, l’opérateur Mobilis, du CS Constantine, qui a raté de peu la place de dauphin cette saison au profit du toujours ambitieux CR Belouizdad, de l’USM Alger, qui a changé de casting et qui veut rattraper un exercice perdu, de l’Entente de Sétif, qui a assaini ses dettes et veut rebondir, ou bien du MC Oran, décidé comme jamais à monter une équipe compétitive et éviter de vivre le cauchemar de cette saison.

En absence d’un modèle professionnel structurellement viable et économiquement rentable, les clubs vont de nouveau puiser dans les deniers publics à travers les entreprises qui les détiennent, alors que d’autres sont appelés à se débrouiller, comme le NC Magra, l’US Biskra, l’ASO Chlef, les nouveaux promus, l’ES Mostaganem et l’Olympique Akbou, ce dernier s’appuyant davantage sur les entités économiques de la vallée de la Soummam, l’USM Khenchela, le MC El-Bayadh, qui attendent toujours les promesses de la fédération annoncées en octobre 2023 sur la reprise de ces clubs par des entités économiques, ou à la limite bénéficier d’un sponsoring leur permettant un smig syndical pour évoluer parmi l’élite.

Seul le Paradou AC, semble être l’exception qui ne fait pas la règle en s’appuyant sur les ressources financières du club issues notamment des transferts de ses meilleures pépites de l’académie.

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