Il y a encore quelques saisons, le FC Séville rivalisait avec les cadors de la Liga et s’installait solidement dans le top 4. Quatre ans plus tard, le contraste est saisissant : les Andalous pointent aujourd’hui à une inquiétante 18e place, en pleine zone de relégation, à seulement cinq journées du terme.
Une chute brutale qui symbolise les profondes difficultés sportives et structurelles du club historique, célèbre pour son incroyable réussite en Ligue Europa, compétition qu’il a remportée 7 fois (record), dont 5 fois durant les 20 dernières années (2006, 2007, 2014, 2015, 2016, 2020, 2023).
Une régression sportive alarmante
Passer de la 4e place en 2021/22 à la lutte pour le maintien en 2025/26 n’a rien d’anodin. Cette dégringolade traduit une instabilité chronique : changements d’entraîneurs (9 en 4 années), recrutement peu inspiré et perte de repères collectifs. Défensivement friable (55 buts concédés en Liga cette saison) et offensivement irrégulier (40 buts marqués en 33 journées), Séville n’a jamais trouvé la constance nécessaire pour se maintenir hors de la zone rouge. Le différentiel de buts négatif et les résultats en dents de scie illustrent une équipe en perte de confiance, incapable d’enchaîner. Le club n’a gagné qu’un seul de ses 8 derniers matchs de Liga, face à l’Atlético Madrid (2-1).
Un calendrier qui n’offre aucun répit
Comme si la situation n’était pas déjà critique, le sprint final s’annonce particulièrement périlleux. Les Sévillans devront affronter successivement la Real Sociedad, dès ce lundi 4 mai 2026, et puis l’Espanyol, Villarreal, le Real Madrid et le Celta Vigo. Une série d’adversaires solides, dont plusieurs jouent l’Europe ou le titre. Avec une marge de manœuvre quasi inexistante, chaque point vaudra de l’or. Sans réaction immédiate, la menace d’une relégation, impensable il y a encore peu, devient aujourd’hui une possibilité bien réelle alors que les hommes de Luis García pointent à la 18e place, à deux points du Deportivo Alavés, premier non relégable.

