Le président Mellal de la JS Kabylie sur brtv

Le président Mellal de la JS Kabylie sort de sa réserve: « J’y suis j’y reste ! »

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A la veille d’une marche à laquelle une frange des supporters a appelé pour ce samedi 16 janvier exigeant sa destitution et suite aux attaques dont il fait l’objet depuis un certain temps, le président de la JSK Chérif Mellal est sorti de son « hibernation » pour répondre à ses détracteurs. Pour cela, il a choisi le même canal qui l’a fait connaître au grand public et intronisé à la tête de la JSK. Il s’est exprimé hier jeudi sur le plateau de BRTV. Une intervention tout au long de laquelle, il a explicitement affirmé qu’il ne bougera pas de sa place. Manière de dire « j’y suis j’y reste ».

D’emblée, il s’attaquera à deux personnes extérieures au club, en les citant nommément, qui selon lui « tirent les ficelles et manipulent derrière les coulisses ». Et d’accuser même certains actionnaires d’être à leur solde. Ainsi pour lui ces deux personnes « ont fait de la JSK une chasse gardée et mon refus d’obéir à leur diktat les dérange au plus haut degré au point ils ont mis ma tête à prix. » Il accusera certains actionnaires en citant l’un d’entre eux Malik Azlef plus précisément « d’être le mal de la JSK en nageant dans la fitna ».  Allant même jusqu’à dire qu’il s’en remettra à la justice « pour déterminer les voies et les moyens par lesquels il était devenu actionnaire au sein de la JSK ».

 Pas de répit pour mener à bien le projet

Revenant sur sa gestion, tout en reconnaissant d’avoir « failli quelques fois », non sans ruer dans les brancards de ses détracteurs « depuis mon arrivée, je n’ai fait que prendre en charge toutes les tares et toutes les insuffisances laissées par l’ancienne direction et en réglant toutes les dettes laissées derrière elle ». Comme il dira qu’il n’avait pas eu de répit pour mener à bien son projet «  au lieu de travailler dans la sérénité j’ai dû faire face à des attaques sournoises de partout y compris de l’intérieur même à l’image de l’ancien secrétaire général du club qui a touché de l’argent pour nous attaquer ».  Et de souligner « malgré toutes ces entraves, j’ai réussi à sauver le club de la relégation, à le mener en finale de coupe d’Algérie, à lui faire retrouver le continent deux saisons de suite et au titre de vice-champion en étant victime de combines qui lui ont arraché le titre. Comme j’ai réussi à mettre en pplace les moyens pour lui assurer sa pérennité ».

Départ de  Bouzidi secret professeionnel

Evoquant les limogeages de Dumas et de Bouzidi qui avaient coulé beaucoup d’encre et de salive, il soutiendra que le premier est limité « là où il est passé, il a été limogé et que cette saison il ne fera rien avec le CRB. Quant au second, tout en prônant la transparence, Mellal refusera de revenir sur les motivations qui l’ont poussé à le renvoyer en indiquant qu’elles sont « frappées du sceau de la confidentialité et du secret professionnel », il dira que « Bouzidi reste un ami ». S’agissant de Zelfani , il fera remarquer que « n’eut le problème de la licence CAF A, il serait encore à la barre de la JSK ». Tant pour lui « c’est un jeune technicien ambitieux et surtout qui a fait ses preuves au Soudan et là où il est passé ». Et d’affirmer qu’il avait tout fait pour le garder « pour assurer la stabilité réclamée ».

 Un discours du déjà entendu

Abordant le sujet de sa succession, il tiendra le même discours que celui tenu par le passé par son prédécesseur le défunt Hannachi « Je ne céderai pas la JSK à la rue. S’il y a quelqu’un de bien qu’il se manifeste. Qu’il ramène avec lui l’argent nécessaire pour reprendre le club ». Quant à l’actionnaire Yazid Yarichène, qui multiplie les sorties sur les plateaux de télévision et sa présence dans les  titres spécialisés  en exprimant sa volonté de reprendre les rênes  du club et  de lui faire gagner des titres, Mellal rappellera que ce dernier « est actionnaire avec seulement un milliard » et d’ajouter    «après  avoir  tout fait pour reprendre l’USMH en promettant d’injecter beaucoup d’argent sans y parvenir tant les dirigeants de ce grand club connaissent réellement ce qu’il vaut. Aujourd’hui il chante sur tous les toits qu’il a les moyens de prendre la JSK. ». Non sans poser un certain nombre de questions « pourquoi, lui et les autres actionnaires, n’avaient-ils rien fait au moment où la JSK avait plus besoin d’eux avant mon arrivée ? Où est-il il y a 18 mois de cela ? Pourquoi ne s’est-il pas manifesté depuis tout ce temps-là ?  ». Et de lui adresser un ultimatum « je lui donne 15 jours pour ramener le chèque certifié pour le rachat du club ». Et ce avant d’annoncer l‘augmentation, et non ouverture, du capital sous vingtaine « dans 20 jours nous allons lancer l’opération d’augmentation du capital ». Manière de dire qu’il sera toujours en poste. Comme il annoncera la tenue prochaine d’une réunion avec le nouveau président du CSA l’actionnaire majoritaire tout en indiquant « entretenir de bonnes relations avec lui ».

La presse et les réseaux sociaux ennemis du club

Enfin Mellal ne manquera pas de s’attaquer à la presse dans tous ses segments qui selon lui « se fait un malin plaisir à s’attaquer à la JSK ». Mieux il la considère même comme ennemie du club en l’accusant « de distiller des fausses informations et de colporter des mensonges ».  Outre la presse, il s’est aussi attaqué à certaines pages dédiées à la vie du club sur les réseaux sociaux.   Avant de s’enorgueillir d’avoir créé « une page et une radio officielles, en attendant la télévision du club où tous les supporteurs peuvent s’exprimer en toute liberté. » Des canaux officiels qui, au passage, sont loin de répondre aux attentes de ces mêmes supporteurs qui justement font des réseaux sociaux leur source d’information.

En conclusion, Mellal appelle à l’union sacrée des rangs et surtout à la concertation pour mener à bien son projet.