L’affaire de l’arbitrage de la finale ES Tunis-WA Casablanca : Les Marocains comptent saisir le TAS et la Fifa

L’affaire de l’arbitrage de la finale ES Tunis-WA Casablanca : Les Marocains comptent saisir le TAS et la Fifa

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  Il y a d’abord ce communiqué de la Confédération africaine de football (CAF) qui annonce que « Suite aux événements survenus lors du match WAC-EST comptant pour la finale retour TOTAL CAF CHAMPIONS LEAGUE 2018/2019 et après l’arrêt du match, le président de la CAF, M. Ahmad Ahmad décide de provoquer un Comité Exécutif d’urgence le 4 juin pour débattre des issues réglementaires à réserver à cette rencontre ».

Et ensuite, il y a cette réaction des Marocains où le président du Wydad de Casablanca (WAC), Saïd Naciri, a annoncé l’intention du club de saisir la Fédération internationale de Football et le tribunal arbitral du sport (TAS) à propos du « massacre arbitral » lors de la finale-retour de la Ligue des champions d’Afrique contre l’Espérance de Tunis (EST), disputée au stade olympique de Radès (banlieue de Tunis).

Le premier responsable du club marocain insiste en précisant que « C’est injuste et nous ne comptons pas garder le silence. Nous allons recourir à toutes les procédures légales y compris la saisie du TAS et de la FIFA », a t-il déclaré juste après la fin de la partie où l’EST a été proclamée vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique après l’interruption de la finale retour durant une heure et demi.

 

Des faits

Il est utile de rappeler les faits pour bien comprendre la situation : déjà victime de l’arbitrage au match aller, qui a été marqué par la confusion, le WAC se trouve également lésé par l’arbitre au match retour.

Au match aller, l’arbitrage catastrophique du directeur du jeu égyptien Gehad Grisha lui avait couté une suspension de six mois par la CAF pour « performance faible ». Ce qui veut dire que les Marocains ont eu raison. Et comme, la réglementation est claire là-dessus, on ne remettra jamais en question la décision de l’arbitre dans un match qui est allé jusqu’à son terme, le score a été maintenu (1-1).

Cette fois-ci au match retour le WAC a fait les frais de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Mené au score dès la 41e, suite au bt de l’Algérien Youcef Belaili, le Wydad a réussi à revenir au score à la 65e minute de jeu grâce à Walid El Karti. Un but refusé par l’arbitre Gambien Gasama pour hors-jeu.

Des officiels de la CAF, des membres des staffs et des deux équipes ont longuement discuté sur le terrain, y compris en présence du président de la CAF, en vain.

Frustré par cette décision, les joueurs du Wydad ont alors demandé à l’arbitre de recourir à la VAR. Mais à la grosse surprise générale la VAR ne fonctionnait. Devant ce scandale, le WAC a refusé de reprendre le jeu. Le match a été interrompu durant une heure et demi.

Et alors qu’on croyait que l’arbitre allait suspendre le match et le faire rejouer le lendemain à partir de la 65e, il a finalement de siffler la fin du match et la victoire de l’Espérance de Tunis. Prévu en 90 minutes, cette finale retour n’a duré en fin de compte que 65 minutes.

Un véritable scandale !

 

La CAF fautive

Et dans ce cas de figure, il est important que la réglementation du Board n’est pas très précise dans les lois et règlements relatifs à l’utilisation du VAR.

Seulement, ce qui est important à retenir, c’est que la responsabilité de la présence des appareils du VAR fonctionnelles ne sont pas de la responsabilité du club recevant, c’est-à-dire l’ES Tunis, mais du ressort « exclusif » de la CAF.

Pourquoi la Caf a-t-elle fait disputer le match sans le VAR où il devrait être opérationnel. Pourtant, il parait que les officiels avaient constaté deux heures avant le début du match que le VAR ne fonctionne pas !

La CAF du président Ahmad Ahmad qui se discrédite parfaitement aux yeux, non pas des africains seulement, mais du monde du football en entier avec ce scandale inédit dans l’histoire de la balle ronde.

Se voyant « humilié » il a donc décidé d’une réunion extraordinaire ce lundi pour discuter des règlements relatifs à ce match.

Que doit-on attendre de cette réunion, des sanctions sévères, c’est certain, mais contre qui ?

L’arbitre ou les Marocains qui ont refusé de poursuivre le match. Où est-ce qu’on donnerait raison aux Marocains et on refait jouer la partie ?

Beaucoup de question en attendant que la direction du Wydad ne passe à l’acte de saisir la Fifa et le TAS.

On doute que la direction du WAC saisissent les deux instances d »’arbitrage » dès maintenant car il serait plus cartésien d’attendre ce que déciderait la Caf après la prochaine réunion extraordinaire de ce lundi pour être fixé sur la suite à donner à ce scandale dû au manque de rigueur de la CAF et toute sa composante.