Infantino

Journées FIFA : Infantino complice de l’Europe

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L’Europe fait son diktat sous la coupole de la FIFA, et cela passe sous silence, un secret de polichinelle dont personne ne parle. Toutes les confédérations subissent sans piper mot. Les quelques rares initiatives sont restées comme un coup d’épée jeté dans l’eau pour l’heure. Ainsi, au moment où les européens seront en pleine éliminatoire du mondial Qatar 2022 avec leurs sélections nationales respectives, africains et sud-américains évoluant dans l’Union Européenne, vont se muer en spectateurs confinés dans leurs maisons. La FIFA a ouvert une porte et la zone Europe en a fait son chou gras.

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Avec la complicité de la faîtière du football mondial, la FIFA, l’Europe met une main basse sur le football de deux grandes confédérations, CAF et CONMEBOL. En raison de la propagation du coronavirus, la FIFA a en effet autorisé les clubs à retenir les joueurs étrangers évoluant dans la zone Europe, si les conditions sanitaires vont obliger ces derniers à suivre une quarantaine d’au moins 5 jours après leur retour des joutes internationales.

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA), par sa circulaire 1749, donne plein pouvoir aux clubs européens de ne pas libérer leurs joueurs si la période d’isolement imposée par les autorités à leur retour excède cinq jours. Une carte blanche de l’instance mondiale qui a permis aux clubs de Ligue 1 et 2 de la France de décider à l’unanimité de ne pas libérer les internationaux africains. La Bulgarie, l’Australie et plusieurs autres nations européennes se sont alignées derrière la décision de l’hexagone pour ne pas libérer les internationaux africains.

Plusieurs internationaux africains ne pourront malheureusement pas honorer le rendez-vous des 5è et 6è journées des éliminatoires de la CAN 2021. Ainsi en a décidé la Ligue de Football Professionnel en France. Parmi les pays pénalisés, en parlant de la France, le Bénin est en tête avec 10 joueurs. Face à cette situation, il y a eu quelques réactions très timides. Si le Sénégal s’en est offusqué officiellement avec une lettre, ce sont les coachs des Iles Comores (Amir), et des Fennecs (Djamel Belmadi), qui se sont prononcés au niveau des sélections nationales. En dépit du fait que certains joueurs haussent le ton à l’instar de Islam Slimani (Algérie), ou de Jordan Adéoti (Bénin), rien n’y fit. C’est le Statu quo et la CAF est restée muette. La CONMEBOL a même reporté ses éliminatoires du mondial pour la même cause. La majorité des internationaux des pays sud-américains évoluant en Europe, cela ne pouvait en être autrement. Combien de temps tout ceci va encore durer?

Sud-américains et africains évoluant dans les différents championnats européens, ne pourront pas défendre donc les couleurs de leurs sélections nationales respectives, dans la fourchette des prochaines journées FIFA qui débutent dès ce 22 mars. Et ce, malgré une envie folle qu’ils ont tous. Le football se retrouve ainsi pris au piège par une décision de la faitière qu’on nous aurait pu éviter. Certes, il y a la situation sanitaire qui oblige à prendre des décisions radicales, mais la FIFA devrait-elle ouvrir cette brèche et donner plein pouvoir aux clubs ?

Toutefois, au dernières nouvelles, la FIFA serait en train d’analyser la situation afin de trouver un point favorable à tous, pour ce qui est de la situation des africains. Dans tous les cas, cette situation restera une tâche d’huile rouge sur un linge blanc.