Le séisme était attendu, il est désormais officiel. Le président de la Fédération italienne de football, Gabriele Gravina, a démissionné de ses fonctions ce jeudi, conséquence directe de la non-qualification de la Nazionale pour la Coupe du monde 2026. Un échec retentissant qui plonge encore un peu plus le football italien dans une crise profonde.
Une troisième absence consécutive au Mondial
L’élimination de l’Italie face à la Bosnie-Herzégovine lors des barrages européens a été le coup de trop. Battue aux tirs au but après un match accroché, la Squadra Azzurra manquera une troisième Coupe du monde consécutive, après celles de 2018 et 2022, une situation inédite pour une nation quadruple championne du monde. 
Depuis sa dernière participation en 2014, l’Italie n’a cessé d’enchaîner les désillusions, malgré un sursaut avec la victoire à l’Euro 2020. Cette incapacité à se qualifier pour le plus grand rendez-vous du football mondial symbolise le déclin structurel du football italien. 
Une pression politique et médiatique devenue intenable
Dans la foulée de cet échec, les critiques se sont multipliées à l’encontre de la direction de la Fédération italienne de football. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, a publiquement demandé la démission de Gravina, appelant à une refonte totale du système : « le football italien doit être refondé ». 
Sous pression politique et médiatique, le dirigeant, en poste depuis 2018, n’a finalement pas résisté. Sa démission s’inscrit dans un climat de crise généralisée, où institutions, clubs et formation sont pointés du doigt.
Une sortie pour ouvrir une nouvelle ère
En quittant son poste, Gravina laisse derrière lui un football italien en pleine remise en question. Une assemblée extraordinaire est prévue pour élire son successeur, avec l’objectif de reconstruire un projet sportif crédible et compétitif. 
Ce départ marque peut-être le début d’un nouveau cycle pour la Nazionale, qui devra rapidement se réinventer pour retrouver son rang sur la scène internationale. Mais au-delà du changement d’homme, c’est toute l’organisation du football italien qui est désormais appelée à se transformer.

