Il y a 84 ans: Le 12 Août 1934 naissait le virtuose Rachid Mekhloufi

Il y a 84 ans: Le 12 Août 1934 naissait le virtuose Rachid Mekhloufi

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Le légendaire footballeur algérien, Rachid Mekhloufi, virtuose de la balle ronde, joueur, entraineur, éducateur et membre de la FIFA, résidant actuellement en Tunisie vient d’atteindre l’âge de 84 ans en cette année 2020. Voici un bref résumé de son itinéraire de joueur talentueux et de véritable h« révolutionnaire » du football marquant de son empreinte, en particulier le club français de l’AS Saint Etienne ainsi que des sélections française puis surtout algérienne. Une particularité qui rend sa carrière bien remplie si légendaire qu’historique.

Rachid Mekhloufi est né le 12 août 1936 à Sétif (Algérie). Rachid Mekhloufi fait ses débuts dans sa ville natale Sétif et plus précisément  au club de l’USM Sétif anciennement « Union Sportive Franco-Musulmane de Sétif » . En 1954, alors qu’il n’est âge que de 18 ans, le coach Jean, le recommande aux recruteurs de l’AS Saint-Étienne qui sont alors venus le chercher pour lui faire signer son premier contrat professionnel.

 

Son impressionnante palette technique, sa pointe de vitesse, sa créativité, et son sens du but inné avec ce pied gauche magique, permettent au jeune Rachid Mekhloufi de se distinguer dans les stades français sous les couleurs des « Verts » de l’AS Saint Etienne dont il devient vite la « vedette ».

 

La parenthèse Equipe du FLN

 

Et cette saison 1956-1957 est bien illustrative du génie de ce virtuose du football qui formait  un duo d’attaque de feu en compagnie de l’illustre canonnier camerounais Eugène N’Jo Léa :  ils marquent 54 buts à eux deux et offrent le premier titre de champion à l’ASSE. Un autre sacre de champion du monde militaire sous le maillot de l’équipe de France vient couronner la saison époustouflante de l’enfant de Sétif qui est présenté à l’époque comme un modèle d’une intégration réussie en pleine Guerre d’Algérie.

 

Alors que d’aucuns s’attendaient à voir Mekhloufi participer à la Coupe du monde de 1958 en suède sous les couleurs de la France, Rachid surprend tout son monde en quittant l’AS Saint-Etienne pour rejoindre la Tunisie en avril de cette même année 1958 afin de participer à la création de l’équipe du FLN (Equipe du Front de Libération Nationale) pour porter la voix du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).

 

Il devient alors l’un des footballeurs talentueux de la Révolution avec d’autres compatriotes algériens avec qui il  sillonne le monde pendant quatre ans, disputant plusieurs matches de gala, et ce, afin de populariser la lutte de libération nationale algérienne (1958-1962).

 

Après l’indépendance de l‘Algérie en 1962, Rachid Mekhloufi retourne en Europe pour jouer brièvement avec le Servette de Genève avant de retrouver le chemin des pelouses françaises en décembre. Après avoir , entre-temps abandonné sa nationalité française pour redevenir algérien à part entière, Rachid Mekhloufi  retrouve enfin son club de cœur, l’AS Saint-Etienne.

 

Véritable meneur de jeu des Verts et capitaine de l’équipe il s’impose de nouveau comme étant l’un des meilleurs joueurs du championnat de France et enrichit alors son palmarès avec trois titres de champions de France (1964, 1967 et 1968) ainsi qu’un doublé historique à l’issue de sa dernière saison à Geoffroy-Guichard.

 

Elu meilleur joueur de Ligue 1 en 1964, 1966 et 1967, il demeure à ce jour le deuxième meilleur buteur de la prestigieuse écurie stéphanoise (151 buts en 315 apparitions toutes compétitions confondues) derrière l’illustre Hervé Revelli (209 buts) et devant le légendaire buteur malien Salif Keïta (140 buts).  L’Algérien de Saint-Etienne terminera alors sa carrière à Bastia comme joueur et entraineur-joueur.

La fameuse finale des JM en 1975

Il retrouve en Algérie en 1970, il est appelé par les autorités algériennes pour entraîner l’équipe nationale algérienne. Avec la sélection algérienne, le coach Mekhloufi  remporte les Jeux Méditerranéens d’Alger en 1975.

 

Cette finale explosive des Jeux Méditerranéens, n’était pas une finale de ces jeux régionaux mais une « véritable confrontations entre deux mémoires ».

 

A dix minutes de la fin du match, l’Algérie était menée au score par la France. le Président Boumédiene n’en pouvait plus, en colère, il quitta les tribunes, puis était revenu juste après les clameurs du stade qui entame pour une des premières fois le fameux slogan : «One, two, three ! Viva l’Algérie !» suite à l’égalisation de Omar Betrouni.

 

Tout le monde reprend espoir Boumediene pense alors peut-être il se dispensera de l’acte de remettre la médaille d’or à la France, Mekhloufi ne tenait pas à sa place.

 

Et voilà que Menguelti avait tout remis en ordre en crucifiant le gardien français d’un tir des 20 mètres. Ce fut la « seconde indépendance » de l’Algérie.

 

Omar Betrouni le dit clairement : «Au coup de sifflet final, c’est comme si nous avions arraché notre indépendance une nouvelle fois !»

 

Ce jour-là, l’Algérie a gagné Naussi son surnom de Fennecs, mascotte de la compétition.

 

Depuis Racid Mekhloufi se retire en Tunisie avant de revenir en 1982 pour le mondial espagnol et le match d’ouverture historique qui voit l’Algérie s’imposer face à l’Allemagne. Par la suite, il reste deux ans dans les insistances directrices du football algérien. Puis, déçu des réactions des fans des Verts face à l’élimination du mondial de son équipe et découragé d’une manière plus générale par la direction du football algérien, il prend sa retraite en 1980 en Tunisie. Il s’installe en Tunisie et plus précisément  à la Marsa où il réside en ayant atteint il y a deux jours ses 84 ns. Que Dieu lui prête longue vie.