Harouna Doula Gabde (coach Niger) a Africafootunited: « La pandémie nous met plus de pression que la compétition elle-même »

Harouna Doula Gabde (coach Niger) a Africafootunited: « La pandémie nous met plus de pression que la compétition elle-même »

Publié le : / Par

Après le nul concédé face au Congo, le sélectionneur de l’équipe A’ du Niger a évoqué les difficultés posées par les tests de Covid-19 auxquels les joueurs et encadreurs sont régulièrement soumis. Il parle également du manque de réalisme de ses joueurs et se projette sur le match de la troisième journée face à la RDC.

Quel est votre sentiment après ce match nul ?

Si je dis que je ne suis pas déçu par le résultat du match, ce serait véritablement méconnaître la réalité. Je pense que sur ces deux premières journées, on avait l’opportunité aujourd’hui de terminer à six points, personne ne crierait au scandale, j’espère simplement qu’on ne va pas le regretter.

Quelle lecture faites-vous de ce match face au Congo ?

On s’est créé beaucoup d’occasions qu’on a pratiquement jetées. Dans ce match, on a la possibilité de faire un ou deux buts en dehors du penalty. Je pense qu’on a fait une débauche d’énergie inutile. Comme je l’ai dit déjà sur la première rencontre, j’espère que le troisième match ne va pas reproduire les mêmes manquements.

Comment entendez-vous justement aborder ce troisième match ?

C’est le match de la qualification, ça va se jouer contre la RDC. On croit fermement que c’est possible, on va se battre pendant 90 minutes pour pouvoir être en quarts de finale.

A propos du réalisme, vous avez parlé à vos joueurs, vous avez travaillé dessus ?

Oui, les trois jours ont été consacrés à cela. Mais il se trouve que sous pression, ils perdent un peu leur automatisme. En tout cas, il faut continuer le travail. Le groupe, surtout offensif est relativement jeune, je pense qu’ils vont apprendre de leurs erreurs pour mieux assurer les matches à venir. On est encore en course, on a le moral, on croit que c’est possible et il faudrait bien qu’ils se convainquent que c’est possible. Je pense qu’aujourd’hui, la Libye a fait la démonstration, je pense que le Niger viendra pour concrétiser cela.

Avant le coup d’envoi du match, cinq de vos joueurs étaient testés positifs au Covid-19. Est-ce que cela a également joué contre vous ?

A vrai dire, je n’ai pas voulu parler de cette pandémie parce qu’elle nous met plus de pression que la compétition. Moi, ça m’empêche de dormir parce que jusqu’au jour du match, tu ne sais pas avec quelle équipe tu vas jouer. Il faudrait que les décideurs trouvent la solution à ce problème parce qu’un entraineur doit avoir son équipe. Mais au dernier moment, on vous dit que quatre de vos joueurs ne pourront pas prendre part au match, on est dans la gymnastique.

Vous en avez été informés à quel moment ?

On l’a su ce matin. Qu’il y avait quatre joueurs positifs. Au départ, on était plus de quatre et heureusement, après, on est passés à quatre parce qu’on a repris le test. Il y a aussi les problèmes de laboratoire. Parait-il, hier, en ce qui concerne les tests, je pense que c’est très handicapant pour un entraineur.