GHANA-DRAME: LE JOURNALISTE GHANÉEN D’INVESTIGATION AHMED HUSSEIN-SUALE ASSASSINÉ.

GHANA-DRAME: LE JOURNALISTE GHANÉEN D’INVESTIGATION AHMED HUSSEIN-SUALE ASSASSINÉ.

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En effet, le journaliste ghanéen d’investigation Ahmed Hussein-Suale a été assassiné dans la nuit du mercredi à jeudi 16-17 janvier. Selon la police Ghanéenne, des individus non identifiés qui, eux aussi, circulaient à moto, ont tiré à trois reprises sur le journaliste puis ont pris la fuite. Deux balles l’ont atteint à la poitrine pendant que l’autre s’est logée dans son cou, selon le constat fait sur place par la police. Transporté à l’hôpital de la police, il a succombé en cours de route.

Le défunt est un enquêteur et membre clé du groupe Tiger Eye Private – une équipe de reporters infiltrés dirigée par le célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas- qui a fait éclater au grand jour, l’an dernier, un vaste scandale de corruption et de matchs truqués dans le football africain. Des révélations qui avaient conduit à de lourdes sanctions des instances internationales.

Anas Aremeyaw qui, a confirmé le décès de son proche collaborateur, s’est dit très touché et triste. Il a publié une vidéo dans laquelle le député d’Assin Central, Kennedy Agyapong, émettait des menaces, et a écrit: «Des nouvelles tristes, mais nous ne serons pas réduits au silence. Repose en paix, Ahmed ».

Listowell Yesu Bukarson, directeur exécutif de « The Press Foundation », TPF, a décrit l’assassinat d’un collaborateur d’Anas Aremeyaw Anas et de son équipe Tiger PI comme « honteux », qualifiant « d’assaut massif contre le journalisme ».

 

Egalement, plusieurs journalistes, directeurs de publication et présidents d’institutions ont réagi à cet assassinat crapuleux.

On se rappellera qu’à la suite de la création du dernier projet d’enquête sous couverture par l’équipe PI de Tiger Eye, numéro 12, le député d’Assin Central, Kennedy Agyapong, a diffusé la photo d’Ahmed à la télévision et dans les médias, appelant à ce qu’il soit traité par tous ceux qui le rencontraient et il en assumerait les responsabilités. Un coup dur donc pour la presse mondiale en générale et celle du  Ghana en particulier.