Ghana : Aucune corruption contre Kwesi Nyantakyi

Ghana : Aucune corruption contre Kwesi Nyantakyi

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Après la dissolution de la Fédération ghanéenne de football par le gouvernement, puis la suspension par la FIFA, Kwesi Nyantakyi avait jeté l’éponge. Il estimait qu’il y’avait « une série d’erreurs » et avait présenté le 08 juin 2018, sa démission de la Présidence de la fédération. L’audit a été effectué il ya six mois sur instructions de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Les responsables de l’audit qui ont passé environ un mois au Ghana à enquêter sur les affaires financières de la fédération, ont découvert que ni la corruption ni les détournements de fonds n’avaient lieu à la FGA. 
 
Retour sur les événements 
 
La diffusion du film « Number 12 » a eu un effet dévastateur sur le football ghanéen. Dans cette enquête, Kwesi Nyantakyi propose de juteux contrats à des « investisseurs » qui sont en réalité des journalistes infiltrés ou l’idée de monter une société écran qu’il piloterait dans l’ombre pour obtenir les faveurs des sponsors du championnat ghanéen. D’autres membres de la Fédération et des arbitres sont aussi impliqués. « J’ai commis une série d’erreurs (…) en ayant des discussions privées avec des escrocs qui m’ont fait croire qu’ils avaient un intérêt réel à investir dans notre pays. Je tiens à m’excuser auprès de ma famille, de mes collègues, mes amis, mes associés et pour le peuple du Ghana pour les avoir déçus », poursuivait l’ex-président.
Le gouvernement et la Fifa avaient donc pris des sanctions à son encontre. Kwesi Nyantakyi est interdit de toute activité liée au football. « Cela ne veut pas dire que j’ai commis une quelconque faute tel que montré dans cette vidéo », précise Nyantakyi.
 
Le rapport d’audit a conclu que la fédération ghanéenne des finances n’avait plus que des « problèmes de perception » à traiter, étant donné que les informations sur la corruption au sein de la fédération dans les médias sont « loin de la cible », indique le rapport. Toutefois, les auditeurs de la FIFA ont recommandé de renforcer les effectifs du petit bureau des comptes, tandis que les logiciels de comptabilité modernes utilisés par certaines fédérations telles que la FA sud-africaine devaient être achetés par la FA ghanéenne pour alléger la charge de travail.
Ce rapport a été mis à la disposition du comité de normalisation de la FGA depuis environ deux mois, mais on ignore pourquoi, jusqu’ici, il a été tenu secret du public. 
 
Un soulagement pour Nyantakyi et le Comité exécutif de l’Association des forces de police du Ghana, dans la mesure où il existait des suspicions de corruption au sein de la fédération. C’est également un coup de pouce pour l’ancien patron de la fédération ghanéenne dans sa lutte pour le blanchiment de son nom dans cette ténébreuse affaire. 
L’ancien chef de la fédération ghanéenne a porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, (TAS) où il conteste la décision de la FIFA sur sa suspension. Il a également convoqué le journaliste Anas devant un tribunal du Ghana pour plainte, pour violation des droits de l’homme et demander réparation pour diffamation.
Nyantakyi a démissionné de ses postes à la Caf et à la FIFA, mais a affirmé que les images avaient été falsifiées pour l’incriminer à tort. Malgré cela, le comité d’éthique de la chambre de justice de la FIFA l’a interdit à vie de « toutes les activités liées au football aux niveaux national et international ».