Geste solidaire des joueurs avec Pierre Webo : un avant et un après Paris SG-Basaksehir ?

Publié le : / Par

La solidarité des joueurs parisiens et stambouliote avec Webo est à marquer d’une pierre blanche dans la lutte contre la bêtise humaine.

La sortie du terrain des joueurs du Paris Saint-Germain et du Basaksehir mardi après les propos racistes du 4ème arbitre en direction de l’entraîneur-adjoint du club turc, Pierre Webo, fera date dans la lutte contre le racisme dans le sport en particulier et de manière générale. Il y aura un avant et un après cet événement marquant dans l’histoire du football en particulier et du sport en général. En effet, il y a eu une réaction collective des joueurs du Paris Saint-Germain et du club turc de Basaksehir, qui ont quitté le terrain après la 14′ du match. A ce moment, le quatrième arbitre du match, un Roumain, a utilisé le mot « negro » pour parler de l’entraîneur-adjoint de Basaksehir, le Camerounais Webo.

La réaction et la contestation de ce dernier lui a valu une expulsion. Face à cette situation, les 22 acteurs de la rencontre et les staffs deux équipes ont quitté le rectangle vert laissant les arbitres face à leurs responsabilités. C’en était trop. Aux incartades de certains supporters inconscients de la gravité de leurs agissements racistes viennent s’ajouter cette bêtise d’un officiel. C’est inadmissible ! La FIFA et l’UEFA sont poussées dans leurs derniers retranchements et se doivent de sévir contre les autres de tels actes, qui déshonorent l’être humain.

Des fautes de ce genre à ce niveau sont impardonnables et la sanction doit être à la hauteur de sa gravité. Il est temps de fixer clairement les limites de tout un chacun dans un cadre de respect mutuel. Tous les Hommes sont égaux, et le respect des uns envers les autres doit être plus important surtout dans la pratique du sport de haute niveau, car il constitue un cadre où l’exemple a toute sa valeur. En effet, le comportement des officiels et sportifs est scruté par tous et la moindre faute ne passe pas inaperçue. Il appartient aux instances sportives mondiales de faire de ce cadre un exemple irréprochable. Le fair-play c’est bien, mais le respect c’est encore mieux.