Gabon – Affaire Mounguengui : Franck Nguema répond à la demande d’explication de la CAF

Au lendemain de la détention préventive de Pierre Alain Mounguengui le 27 avril, la CAF a adressé un courrier au ministre des Sports du Gabon, Franck Nguema, afin de savoir les vraies raisons de l’incarcération du président de la Fegafoot. Quelques jours après cette demande d’explication de la part de l’instance faîtière, le ministre répond à la CAF.

Avatar de Patrick Tchanhoun Par 05/05/2022 - 15:42
Gabon – Affaire Mounguengui : Franck Nguema répond à la demande d’explication de la CAF

Dans sa note, l’instance dirigée par Patrice Motsepe sous-entend que toutes les décisions prises avant l’élection de la Fegafoot à l’encontre de M. Mounguengui avaient pour but de l’écarter du processus électoral. Selon la CAF, les motifs de l’interpellation et de sa détention « sont troublants et peu clairs ». D’où l’inquiétude et la demande « d’explications » adressée au ministre des Sports.

Dans sa réponse à la CAF, le ministre des Sports a donné les raisons de l’interpellation et de la détention de l’ancien arbitre international. « L’enquête sur la pédocriminalité dans le football gabonais a été ouverte le 17 décembre 2021, nous étions loin de l’élection de la Fegafoot qui s’est tenue le 16 avril 2022. À cet effet, M. Mounguengui a été entendu pour la première fois par l’état-major des polices d’investigations judiciaires le 21 décembre 2021 à 14 heures », a d’abord rappelé Franck Nguema dans son courrier cité par L’Union du 04 mai.

Les raisons de la détention de Pierre Alain Mounguengui

Evoquant les raisons de l’arrestation de Mounguengui, Franck Nguema déclare que « M. Mounguengui, qui bénéficie de la présomption d’innocence, fait l’objet d’une procédure judiciaire au motif qu’il aurait gardé le silence face aux abus sexuels qu’auraient vécus pendant des années des centaines de footballeurs mineurs de la part de leurs encadreurs ».

A en croire le ministre des Sports, « pour les services judiciaires, tous ces motifs constituent une complicité de M. Mounguengui au regard de l’article 48 du Code de procédure pénale en République gabonaise qui stipule que est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui, sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation », a-t-il ajouté.

En détention de dix jours à la prison centrale de Libreville depuis le 27 avril 2022, Pierre Alain Mounguengui sera écouté le 7 mai prochain par le juge chargé de l’affaire.

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