FOOTBALL IVOIRIEN : UNE PERPÉTUELLE GUERRE DES CLANS

FOOTBALL IVOIRIEN : UNE PERPÉTUELLE GUERRE DES CLANS

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C’est officiel, la guerre est déclarée entre eux, du moins depuis l’élimination des Éléphants de Côte d’ivoire à la Coupe du monde 2018. Les belligérants du football ivoirien d’un côté domicilié à la maison de verre de Treichville et de l’autre côté logé à Sol Beni ou Adjamé, ont plongé le football local dans une période diaboliquement néfaste.

Jour après jour, l’atmosphère ne cesse de se dégrader. Le camp Ouegnin, celui du GX ne cesse de s’opposer à celui de la Fif et à son premier responsable, Diallo. Lui, chef du navire, d’un orgueil hors norme, ne cautionne aucunement qu’il soit contesté dans ses décisions encore moins se faire dicter ou guider dans ses choix. Et comme s’ils s’attendaient au virage, une décision prise par un camp peut générer de grave conséquence, pénalisant les pauvres joueurs et amoureux du football.

Opposée au Stade d’Abidjan en finale de Supercoupe de Côte d’ivoire le 1er septembre dernier, l’Asec Mimosas, comme signifié par son Président du Conseil d’Administration « ne se présentera pas tant que les exigences du GX n’ont pas été respectées ». Loin de penser que cette décision aurait de graves conséquences, ses pairs du GX, présents lors de l’Assemblée Générale du club, ne feront qu’applaudir. En effet, voulu par le GX alors, point d’Asec Mimosas au stade Robert Champroux de Marcory en match de lancement de la saison le 1er septembre. Le Sporting Club de Gagnoa, un ex frondeur, devenu déserteur, avait pallié cet absence Mimosas.

Un geste de défiance mal perçu par le président de la Fédé ivoirien, autoritaire, convoqua le patron de l’Asec Mimosas, Roger Ouegnin pour une audition suite à ses précédents propos à l’encontre du Projet C’Jeune qu’il avait qualifié « d’arnaque » et de répondre à ce forfait de la Supercoupe, le 21 septembre dernier.

48 heures après, la sanction est sans appel. Roger Ouegnin, durant 1 an est interdit de stade et devra s’acquitter d’une amende de 5 millions de Francs Cfa. Puis à l’Asec Mimosas, d’être exclue de Supercoupe pour les deux prochaines saisons et de régler une amende de 5 millions de Francs Cfa. Ainsi, prononça la Commission de discipline de la Fédé.  

Clairement une décision qui envenime la situation déjà chaotique du football local. En attendant un probable saisi du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le camp Ouegnin devrait se plier à cette décision, devenu monnaie courante dans le pays de Didier Drogba. Puisque c’est la 3è grosse suspension d’un dirigeant après celle de Koné Cheick Oumar et Salif Bictogo, tous issus des clubs frondeurs sous le règne de « Tonton Diallo ».

En Côte d’ivoire, le ballon roule oui mais le football local est cruellement malade. Quelques heures avant la mise sous presse de cet article, deux membres influents des deux clans ont failli en venir aux mains. Alain Gouamené (GX) et le vice-président de la Fédé, Sory Diabaté ont eu de vives altercations en marge de l’émission « Radio Foot Internationale » à Abidjan sur RFI avant et après l’enregistrement.

Comme pour dire que la guerre entre les deux camps, qui semble être un conflit de personne plutôt que pour l’intérêt du football ivoirien ne s’arrêtera pas de sitôt même si elle prend des proportions délirantes.

 

 

 

 

 

MD