Le football et la superstition des footballeurs et entraîneurs !

Si les footballeurs connaissent un succès dans leur domaine, beaucoup d’entre eux ont des pratiques propres à eux qui selon eux leur permet d’avoir un bon rendement sur les pelouses. D’autres superstitions sont extravagantes par contre d’autres relèvent des rituels. Faire son premier pas avec le pied droit, utiliser toujours le même parfum ou toucher […]

Avatar de nassim67kouba Par 30/08/2020 - 01:20
Le football et la superstition des footballeurs et entraîneurs !

Si les footballeurs connaissent un succès dans leur domaine, beaucoup d’entre eux ont des pratiques propres à eux qui selon eux leur permet d’avoir un bon rendement sur les pelouses. D’autres superstitions sont extravagantes par contre d’autres relèvent des rituels.

Faire son premier pas avec le pied droit, utiliser toujours le même parfum ou toucher la balle avant un match. Quelques-uns l’appellent superstition, pour d’autres il s’agit d’une « routine », comme l’explique le psychologue du sport Alexandre Fabregas à l’AFP. « Dire rituel incite à la pensée magique, alors que routine met en évidence le contrôle du sportif, c’est une habitude dont il a besoin pour sentir qu’il maîtrise », affirme-t-il. Parmi les footballeurs qui jouent au Mondial, certains ont des habitudes particulières qu’ils mettent en place avant chaque rencontre.

Le capitaine du Chelsea FC John Terry est un grand adepte des rituels ; pendant longtemps, il a écouté le même CD d’Usher dans sa voiture avant chaque rencontre, s’est garé à la même place, s’est assis sur le même siège dans le bus de l’équipe et a utilisé la même paire de protège-tibias pendant dix ans, avant de la perdre lors d’une rencontre dans l’antre du FC Barcelona.

Le footballeur anglais Dele Alli, joueur de l’équipe nationale anglaise et de Tottenham, porte les mêmes protège-tibias depuis l’âge de onze ans. Ses coéquipiers Eric Dier, lui aussi de Tottenham, et Phil Jones, de Manchester United, ne sont pas insensibles non plus à la superstition. L’un porte toujours son strapping autour de la cuisse et l’autre essaie de ne pas marcher sur les lignes blanches du terrain.

Pour d’autres, il s’agit de gestes qui vont au-delà du vestiaire : le joueur de l’équipe nationale allemande Mario Gomez utilise toujours… l’urinoir de gauche. Dans la même équipe, Julian Draxler, joueur du Paris SG, ne renonce pas à deux ou trois gouttes de parfum avant d’aller sur la pelouse. « Chaque joueur a son rituel avant un match », affirme-t-il, « moi j’emmène mon sac dans le vestiaire et je me donne deux ou trois giclées de parfum. Cela me donne une sensation de bien être. Des fois, mes coéquipiers me demandent si je vais bien ».

Se lever du pied droit

De pareils rituels existent aussi chez les Croates, qui avaient affronté l’équipe de France en finale lors de la derniere coupe du monde en 2018. Le milieu de terrain Ivan Rakitic se bande d’abord la jambe gauche, puis il met sa chaussette et sa chaussure de gauche avant de passer à l’autre jambe. Par contre, sur le terrain, il fait le premier pas avec le pied droit. Et il n’est pas le seul : le défenseur du Brésil Marcelo fait aussi attention à rentrer avec le pied droit. Au premier entraînement en Russie, il a même fait demi-tour après avoir remarqué être rentré avec le gauche. Il rigole de cette manie, et se justifie : « Tout le monde aime se lever du pied droit, non ? Moi, c’est pareil ».

L’attaquant portugais Cristiano Ronaldo a la même habitude. En plus, il aime s’asseoir sur les derniers sièges dans les bus, mais sur les premiers dans les avions, et il touche la balle dans le vestiaire avant de jouer.

Une même obsession pour le gardien suisse Roman Bürki, joueur au Borussia Dortmund, qui touche aussi la balle avant une rencontre, mais directement sur le terrain, évidemment muni de ses gants.

Les entraîneurs

Ce type de superstitions touche aussi certains entraîneurs. Le coach du Maroc Hervé Renard porte toujours une chemise blanche depuis que son équipe a remporté la Coupe d’Afrique en 2012 parce qu’il était habillé ainsi lors de la victoire. Pendant la Coupe du monde, il n’a pas fait exception. Pourtant, cela n’a pas empêché à son équipe d’être éliminée par le Portugal.

L’ancien sélectionneur de l’Espagne Luis Aragonés avait apparemment un problème avec la couleur jaune, forçant notamment le buteur Raúl González à se changer lorsqu’il s’est présenté avec un maillot jaune à l’hôtel de l’équipe.

Préparation d’avant-match

Kolo Touré devait toujours être le dernier joueur sur le terrain lors de son passage à l’Arsenal FC, une situation qui lui a posé des problèmes lors d’une rencontre de l’UEFA Champions League 2009 face à l’AS Roma, lorsque son coéquipier William Gallas était un retard tandis qu’on lui soignait une blessure à la mi-temps. Touré s’est senti dans l’incapacité d’entrer sur le terrain jusqu’à l’arrivée de son coéquipier, et le match reprenait sans les deux joueurs, le défenseur finissant par être averti pour être entré sur la pelouse sans l’autorisation de l’arbitre.

Le bisou porte-bonheur de Laurent Blanc

On se rappelle que Laurent Blanc embrassait le crâne glabre du gardien de but Fabien Barthez avant chaque rencontre du parcours glorieux de la France lors de la Coupe du Monde 1998. Ce que l’on sait moins en revanche, chose qu’il a faite jusqu’au sacre finale.

Les secrets des buteurs

À l’AFC Ajax, Johan Cruyff frappait dans le ventre du gardien de but Gert Bals avant chaque match, et s’efforçait de cracher son chewing-gum dans le camp de l’adversaire avant le coup d’envoi. Plus amusant encore, le coéquipier de Cruyff Gerrie Mürhen insistait pour porter le slip de son coéquipier Sjaak Swart lors des matches de Coupe d’Europe.

Le buteur de l’Angleterre Gary Lineker ne frappait pas au but lors de l’échauffement car il ne voulait pas gâcher un but. Il changeait également de maillot à la pause s’il n’avait pas marqué en première période.

Filippo Inzaghi : les biscuits porte-bonheur. Le buteur de la Juventus, de l’AC Milan et de l’Italie avait un drôle de rituel d’avant-match ; avant chaque rencontre, il avait l’habitude de se goinfrer de biscuits pour enfants, mais en laissait toujours deux dans la boîte.

Pratiques de gardien de but

Lors de son passage au Liverpool FC, Pepe Reina, avait l’habitude de remplir le réservoir de sa voiture à la même station-service avant chaque rencontre (qu’il ait besoin de carburant ou non) et il insistait pour garer sa voiture à la place numéro 39 à Anfield.

Les jours de match de l’ancien gardien de l’Angleterre David James étaient composés d’une longue litanie de rituels ; il se rendait notamment aux urinoirs, attendait qu’ils soient vides puis crachait contre le mur.

Le défenseur de l’Olympique de Marseille Basile Boli, dont le but de la tête offrait la victoire aux Phocéens en finale de l’UEFA Champions League 1993, avait un sous vêtement porte-bonheur qu’il a porté à chaque match de sa première rencontre professionnelle jusqu’à cette finale à Munich.

La légende du SL Benfica Eusébio avait également une pièce porte-bonheur, qu’il portait dans sa chaussure. À la fin de sa vie, il portait toujours une serviette blanche porte-bonheur chaque fois qu’il regardait jouer l’équipe nationale du Portugal.

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