Foot/Espagne: arrestation d’un vice-président de la fédération pour détournements de fonds

Publié le : / Par

 

 Andreu Subies, l’un des vice-présidents de la Fédération espagnole de football (RFEF) et ancien président de la branche catalane,a été arrêté mardi dans le cadre d’une enquête pour détournements de fonds présumés, ont indiqué des sources proches de l’enquête.

Subies est l’une des deux personnes arrêtées dans le cadre de cette opération qui découle de l’enquête « Soule » ouverte au début de l’été dernier, et lors de laquelle l’ancien président de la RFEF Ángel María Villar,actuellement en liberté provisoire après avoir payé une caution,a été arrêté.

Des agents dela Garde civile ont procédé à une perquisition dans les locaux de la Fédération catalane de football dont Subies a été président entre 2011 et juillet 2018, date à laquelle il a démissionné pour devenir vice-président de la RFEF nouvellement présidée par Luis Rubiales, suite à l’arrestation de Villar.

Les perquisitions ont été étendues à la Mutualité des footballeurs de la fédération de football (MUPRESFE), selon les mêmes sources. Les agents enquêtent sur des détournements de fonds présumés de la MUPRESFE à destination de la Fédération catalane au profit de Subies et d’un autre ancien dirigeant de cette dernière qui, selon la presse espagnole, serait José Contreras Arjona. La RFEF a exprimé, dans un communiqué, son « respect maximal des actions de lajustice,après les événements qui se sont déroulés ce matin (mardi) »et a voulu « mettre en exergue le nécessaire respect de la présomption d’innocence ».

« L’engagement envers la justice de la RFEF est clair,comme en témoigne le fait que l’institution figure dans la liste des parties civiles dans l’affaire Soule », rappelle la fédération, qui appelle la presse »à agir avec rigueur et responsabilité ». Ángel María Villar, président de lafédération espagnole durant 29 ans,a été formellement destitué le 22 décembre de ses fonctions par le Tribunal administratif du sport (TAD), organe dépendant du gouvernement espagnol. Il avait dans un premier temps été suspendu en juillet 2017 après avoir été placé deux semaines en détention.

La justice soupçonne l’ancien vice-président de la Fifaet del’UEFAd’avoir misen place une structure clientéliste qui permettait de détourner des fonds à son profit ou celui de ses proches,ainsi qu’au profit des dirigeants des fédérations régionales et de leurs affiliés afin des’assurer de leur soutien.