Exclusif : Macky Bagnack rêve de la Coupe du Monde avec le Cameroun

Dans un échange exclusif avec africafootunited.com, le défenseur international Camerounais, Macky Frank Bagnack est revenu sur son actualité en club et son envie de retourner en sélection nationale en vue de la prochaine Coupe du Monde Qatar 2022.

Avatar photo Par 17/08/2022 - 16:03
Exclusif : Macky Bagnack rêve de la Coupe du Monde avec le Cameroun

Actuellement sociétaire de Kairat Almaty, club de première division au Kazakhstan, Macky Frank Bagnack est un cadre de son club. Il espère terminer champion cette saison, et aller le plus loin possible en Europa Conférence League. Formé au FC Barcelone, où il a connu pratiquement toutes les catégories, Macky Frank Bagnack n’a pas pu avoir sa chance en équipe première en raison de la forte concurrence.

Ayant manqué de peu de disputer la Coupe du Monde 2014 au Brésil, le défenseur central de 28 ans a l’objectif du Qatar dans le viseur bien qu’il est conscient que ce sera difficile pour lui qui n’est plus revenu en sélection depuis 2019.

Qu’est-ce que cela vous fait d’être appelé le fils de Samuel Eto’o ? Cela vous met-il une pression particulière dans le sens où on attend de vous une carrière éclatante ?

Le fait d’être appelé le fils de Samuel Eto’o ne me met aucune pression. Après c’est vrai que la majorité des gens pensent que lorsqu’on est un « fils d’Eto’o » on est appelé à réussir. Ce n’est pas Samuel qui va faire les performances à notre place sur les stades. C’est à nous de nous battre. Nous sommes infiniment reconnaissants parce que l’opportunité, il nous l’a donnée. La suite, c’est à nous de faire. On ne doit pas dormir sur nos lauriers, au contraire, il faut travailler encore plus pour faire la carrière qu’il a fait ou encore plus.

Que représente la sélection du Cameroun pour toi ?

Tout footballeur camerounais, né au Cameroun, ayant vécu au Cameroun jusqu’à un certain âge a très certainement envie de jouer pour son pays. En plus de ça moi j’ai mon frère aîné qui a fait toutes les catégories chez les jeunes, c’était une motivation supplémentaire pour moi. C’est toujours un honneur de représenter son pays.

Lorsque Samuel Eto’o vous emmène à Barcelone à travers la Fundesport, qu’est-ce qu’il vous dit ? Quels étaient les objectifs ? As-tu le sentiment d’avoir atteint ces objectifs ?

Le message était clair. Nous avions une opportunité que beaucoup de jeunes camerounais n’ont pas eu, surtout que nous n’étions pas les meilleurs de notre génération, nous avons juste eu cette grâce d’intégrer Barcelone. Après, l’objectif était de rester à Barcelone le plus longtemps possible, chose qui n’a pas été facile. Barcelone c’était l’exigence tous les jours, en plus il y a avait des jeunes qui venaient de partout dans le monde entier pour faire des tests chaque mois. ça pouvait toucher à ton poste à tout moment. C’était vraiment compliqué, la pression était permanente depuis tout petit. Après, moi je pars de Barcelone avec le sentiment du devoir accompli parce que j’ai fait toutes les catégories jusqu’en équipe première. Je ne suis pas resté en professionnel parce que c’était compliqué, c’était la meilleure époque de Barcelone. Il faut aussi savoir qu’à 18 ans j’aspirais déjà à découvrir autre chose que Barcelone soit dans le cadre d’un prêt ou d’un transfert définitif mais la direction du club n’a pas voulu me laisser partir. Je suis parti de Barcelone la tête haute.

Vous êtes qualifiés pour les quarts de finale de la coupe du Kazakhstan avant la fin de la phase de groupe. Qu’est-ce qui peut justifier cette performance dans cette compétition en particulier ?
C’est vrai que nous sommes les champions en titre mais ce n’est pas simple. Les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous prenons chacun de nos adversaires au sérieux. Il faut plutôt redoubler de vigilance parce qu’on a plus le même effectif que la saison dernière, plusieurs cadres sont partis, nous ne sommes plus que trois dans l’équipe. Ça ne va pas être si simple de confirmer ce titre cette saison, on va devoir travailler très dur. L’équipe est jeune, nous sommes en carence d’expérience. Cela nous a manqué lors de la double confrontation en Conference League, notamment l’expérience et la maturité de notre effectif.

Avec les départs des cadres de l’équipe, comment voyez-vous la fin du championnat ?

Lorsque vous avez trois compétitions à disputer en une saison, et que vous avez quasiment le noyau d’une équipe qui part, ça fragilise qu’on le veuille ou pas. Concernant le championnat, nous sommes à 6 points du leader actuel, nous pouvons jouer les premiers rôles. Mais ça reste une tâche ardue avec l’effectif que nous avons actuellement parce qu’en face, vous avez des équipes expérimentées comme Astana ou Tobol qui ont renforcé leurs effectifs. Les matches à côté desquels nous passons, nous péchons par manque d’expérience. En ce qui me concerne, quand je vois les autres cadres s’en aller, je me pose également des questions sur mon avenir au sein de l’équipe surtout que j’ai des offres.

Selon certaines rumeurs, tu peux quitter le Kairat Almaty. Est-ce vrai ? Si oui des précisions …

C’est possible. Il y a des options. Si ça ne dépendait que de moi je partirai après il y a le club aussi parce que j’ai encore un contrat d’un an. C’est vrai que j’ai une clause dans mon contrat mais il faut qu’elle soit levée ou alors que je trouve une entente avec le club.

Y a-t-il des intérêts de la part d’autres clubs à ton sujet ?

La situation n’est pas bonne actuellement au Partizan Belgrade. Le club m’a contacté pour discuter d’un éventuel retour au sein de l’équipe. Mon agent discute également avec des clubs en Espagne et en France.

Qu’est-ce que vous répondez à ces personnes qui pensent que l’Arabie Saoudite, le Kazakhstan, la Chine et autres sont des championnats exotiques alors qu’au jour d’aujourd’hui on a des joueurs de la sélection comme Vincent Aboubakar ou encore Fai Collins qui jouent dans ces championnats ?

Les gens auront toujours des points de vue divergents. Beaucoup de personnes pensent que l’Arabie Saoudite, au Koweït … que ce sont des championnats où le niveau n’est pas bon. C’est vrai que comparé à l’Europe il y a certaines différences dans l’intensité et parfois sur le plan tactique. Mais il y a de la qualité dans ces championnats-là. Aujourd’hui le football se joue partout à travers le monde. Le plus important c’est que le joueur soit compétitif, qu’il joue tous les week-ends et qu’il ait de bonnes statistiques.

Macky Bagnack songe-t-il à la Coupe du monde 2022 ? Que représente cette compétition pour lui ?

Bien sûr que je songe à cette compétition. Je suis encore en activité, je joue tous les week-ends, le graal pour moi ce serait de défendre les couleurs de notre cher et beau pays à cette Coupe du Monde. Je n’ai jamais eu l’opportunité de montrer le potentiel que j’ai avec la sélection. Tout le monde aimerait jouer une coupe du monde, je l’ai raté de peu en 2014 et c’est quelque chose que je n’ai pas oublié. C’est l’un de mes objectifs.

Ce sera peut-être difficile mais pas impossible ?

Je sais que j’ai de la place dans cette équipe, j’ai les qualités qu’il faut pour aider mon pays. Le président de la FECAFOOT a dit que les places pour le mondial seront chères.

En quoi cette phrase est un élément de motivation pour vous ?  

Comment ne pas être motivé à l’écoute de ces mots du président ? Et au regard des dernières sorties de notre équipe, il y a des places à prendre dans cet effectif. Cela me rappelle un de mes formateurs, décédé aujourd’hui, qui disait, les sûrs ne seront plus sûrs (rires). Si les cartes sont nouvellement réparties, ça me motive.

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Léger Tientcheu est un Journaliste Camerounais spécialisé dans le sport en général et le football en particulier. Il exerce sa passion depuis 2009 dans plusieurs rédactions au Cameroun. Il a couvert de nombreuses compétitions nationales et internationales.
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