Miloud Iboud

Exclu – Finale CC CAF: Miloud Iboud (champion d’Afrique avec la JSK) « Une finale de coupe d’Afrique est un rêve de tout joueur »

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40 ans se sont écoulés depuis  qu’il  avait brandi le premier  trophée continental de la JSK. 40 ans plus tard, il revient  disputer  une autre  finale continentale. Pas en tant que joueur mais en tant que dirigeant. Lui c’est  Miloud  Iboud l’emblématique capitaine  du mythique jumbo jet, et actuellement porte-parole du club.

Au lendemain  de l’arrivée  de la JSK  à  Cotonou  au Bénin dans le cadre de la finale de Coupe de la Confédération de la CAF, nous l’avons  rencontré pour une petite  discussion  à  bâtons  rompus sur cette finale, qui attend  son  équipe face  au Raja  de  Casablanca. Mais aussi  pour exhumer  ce souvenir  vieux de 40 ans.

Hier capitaine, aujourd’hui dirigeant comment  Iboud  vit-il cette seconde  finale  continentale ?

Vous savez les choses se présentent  différemment mais les sensations sont pratiquement les mêmes. Certes,  comme  joueur, on vit l’histoire comme  un rêve. La finale  on la joue dans sa tête. On le fait tout le temps. La veille  on a du mal à dormir. Mais une  fois que l’arbitre siffle  le début  du  match, on évacue toute la pression et on fait le match en jouant  comme  on sait le faire et observer  les consignes tactiques du coach.

Et comme  dirigeant ?

On a les  mêmes sensations mais disons  qu’on ne refait  pas  le match. Contrairement au joueur qui ne se soucie que du match sur le terrain, en tant  que dirigeant, vous veillez à  tout ce qui entoure  ce  match. Vous êtes  plus concentrés sur les mises en conditions  idoines pour le joueur  en veillant  à  ce qu’il  ne manque de rien pour  être fin prêt  le jour du match. Mais une finale  reste  une finale. Je suis dans  la même peau de celui qui l’avait  fait  il y a 40 ans  de cela.

Entre hier et aujourd’hui, qu’est ce qui a changé?

Ce qui a changé, ce sont les mentalités et surtout  l’environnement  du club. Hier, tout le monde était derrière le club, derrière l’équipe. Tout le monde convergeait vers un seul objectif voir l’équipe réussir. Aujourd’hui, l’équipe, joueurs comme  dirigeants, n’avait  cessé  de faire l’objet d’attaques  tout azimut.

Donc atteindre  une finale de coupe  continentale relève de la performance?

Pas que, je dirai  même  cela relève de l’exploit car tout ce beau  monde a non seulement atteint  une mais deux finales en une saison. Ce n’est pas  à  la portée  de n’importe quelle équipe qui a vécu ce que nous  avons vécu.

Après  le 7ème ciel, la 8ème étoile serait donc le nirvana?

En fait vous devez savoir que la JSK  est en elle-même une étoile qui a toujours brillé au firmament du football algérien et continental. Remporter un nouveau  titre, une nouvelle étoile récompenserait cette jeune équipe et surtout fera taire  définitivement ses détracteurs qui trouvent toujours à  redire malgré les exploits enregistrés cette saison. Une 8ème étoile qui scellera le retour de la JSK  sur la scène africaine où  elle a toujours été  au devant.

Le capitaine d’hier quel a été son message  aux joueurs?

Mon message a été  pour ainsi dire bref : Marquez votre nom  dans l’histoire du  club et marquez l’histoire de la JSK  dans le panthéon du football africain. Et je leur ai surtout dit: De grands joueurs algériens n’ ont pas eu cette chance de jouer une finale  continentale. Prenez conscience de tout cela. Et enfin je leur ai dit: faites vous plaisir et donnez nous de la joie.