Euro 2020 : La Roja à la recherche d’une identité perdue 

Euro 2020 : La Roja à la recherche d’une identité perdue 

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Le coup d’envoi de l’Euro 2020 est pour bientôt. La compétition promet des surprises et surtout des confirmations. Dans le groupe E, l’Espagne est bien partie pour décrocher sa qualification devant la Suède, la Pologne et la Slovaquie.

Mais pour les espagnols, le but est loin d’une simple première place dans le groupe. Luis Enrique et ses joueurs veulent remporter le premier prix du tournoi.

Même si elle n’est pas citée parmi les premiers favoris de la compétition, l’Espagne a de quoi donner de la voix à l’Euro 2020. Après un doublé consécutif réalisé en 2008 et 2012, la Roja a perdu des forces et s’est enlisée à l’heure de la transition générationnelle.

La piètre participation au Mondial 2018 en est une preuve. Avec un jeu moins convaincant, l’équipe espagnole et ses cadres sont sortis plus tôt que prévu par la Russie (1-1 ; 3-4 ap. tab) en huitièmes de finale. c’est à cette même étape qu’ils ont quitté l’Euro 2016 face à l’Italie (2-0). Dès lors, ils reviennent à l’Euro pour se refaire un nom.

Retrouver la gloire perdue avec une équipe de jeunes

C’est avec une formation composée d’expérimentés et de jeunes talents que Luis Enrique s’embarque dans la compétition. Lors des éliminatoires, l’Espagne n’a pas été ridicule. La Roja s’en est sortie avec huit victoires, deux nuls et zéro défaite en 10 matchs.

Elle est restée invaincue durant toute la campagne, même si les adversaires ont aidé dans l’obtention de ces résultats. En dehors de la Suède (3-0 ; 1-1) et de la Norvège (2-1 ; 1-1) qui ont réussi à négocier deux matchs nuls, Malte (0-2 ; 7-0), Iles Féroé (1-4 ; 4-0) et Roumanie (1-2 ; 5-0) n’ont pas pu faire mieux.

La sélection espagnole aborde la compétition avec un groupe composé d’anciens mais aussi des étoiles du moment. Privé de Ramos, elle peut bénéficier de la présence de Sergio Busquets, Jordi Alba ou encore Cesar Azpilicueta pour le partage d’expérience. Dans l’entrejeu, Rodri qui a réalisé une meilleure saison avec Manchester City, Marcos Llorente et Koke qui ont poussé Atletico Madrid au titre de champion d’Espagne, puis la révélation Pedri du FC Barcelone sont appelés.

Ajoutés à Busquets et Thiago Alcantara, la force de cette équipe réside dans ce secteur de jeu qui lui permet de monopoliser la possession du ballon. Derrière, la défense n’est pas la meilleure ; elle sera sans doute expérimentale durant la compétition avec Aymeric Laporte qui vient s’imposer mais avec un statut de nouveau venu. Aux côtés de Pau Torres, José Gaya et devant De Gea, il va tenter d’éviter les dégâts dans la défense.

Moins flamboyante, l’attaque aura pour leaders Alvaro Morata et Gerard Moreno pour aller chercher les résultats. On n’oublie pas Ferran Torres et Dani Olmo. C’est ce secteur offensif qui doit fournir plus d’efforts afin de répondre devant des équipes très défensives au cours du tournoi.

Un palmarès respectable à défendre

Seule l’Allemagne (12) a fait mieux que l’Espagne en termes de participation. Sur les 16 éditions de l’Euro, l’équipe espagnole en a disputé 10 et est en passe de signer sa 11e participation. Loin de ce palmarès qui ne surgit que quand il faut parler d’archives, la Roja a fait mieux. Elle a décroché trois titres de champions d’Europe (1964, 2008, 2012) dans la compétition, sans oublier la finale perdue en 1984 devant la France (2-0).

D’ailleurs, l’Espagne est la seule équipe qui, depuis la création de l’Euro, a réussi à soulever le trophée deux fois consécutives. Un record que pourrait égaler le Portugal cette année en cas de succès, après avoir remporté l’édition précédente.