Être entraîneur en 2021, un casse-tête chinois Brian Mckinstry coach of Uganda during the 2021 Chan football match between Uganda and Morocco at Stade de la Reunification, Cameroon on 26 January 2021 ©Sports Inc By Icon Sport - Brian MCKINSTRY - (Cameroun)

Être entraîneur en 2021, un casse-tête chinois

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Les réalités du monde du football ne sont pas toujours roses. Si le métier de footballeur a ses propres contraintes, celui d’entraîneur en présente encore davantage. Être entraîneur a toujours été une source de grosses réflexions. Pire, cette année, les choses semblent avoir pris une dimension encore plus complexe. Zoom sur les grands casse-têtes des entraîneurs en 2021.

Le Coronavirus, le mal qui persiste

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L’année 2020 a été marquée par la pandémie du coronavirus qui a grandement secoué les sports et le football en particulier. Longtemps à l’arrêt, des compétitions ont dû être suspendues. Puis, après des mois d’attente, le cuir rond a recommencé à rouler sur les pelouses des stades de nombreux pays. Les saisons ont été sauvées et la vie a repris son cours, mais bien loin de la normalité.

En 2021 encore, le Coronavirus continue de sévir. Moins brutalement, mais le mal est toujours présent et ce sont les entraîneurs qui en font le plus les frais. Avant chaque match, des tests sont effectués sur les joueurs et le staff technique de chaque équipe. Et dans bien des cas, de nombreux techniciens se retrouvent face à des énigmes après les résultats.

Les effectifs réduits et les prévisions tactiques déjouées

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Après les tests, il arrive en effet que plusieurs joueurs soient positifs au virus. C’est donc avec un groupe à la qualité amoindrie que le coach devra livrer match. Pire, d’autres fois, ce sont les joueurs les plus importants qui se retrouvent mis hors des aires de jeu en raison du coronavirus. A titre d’exemple, Cristiano Ronaldo ou encore Sadio Mané ont déjà manqué des matchs à cause du virus.

Dans l’un ou l’autre des cas ci-dessus visés, l’entraîneur est confronté à des décisions imprévues assez inconfortables. Il devra par exemple, changer d’animation de jeu, composer avec des joueurs peu expérimentés ou encore, solliciter la réserve pour renflouer les rangs de son équipe. Ce sont justement ces genres de situations qui mettent les entraîneurs à rude épreuve aujourd’hui.

Les sélectionneurs ne sont pas épargnés

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Les sélectionneurs des équipes nationales ne sont pas moins concernés par la situation. Plus d’une fois, des joueurs convoqués en sélection n’ont pas pu honorer leurs couleurs en raison du Coronavirus. Les dernières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations ont été la parfaite illustration de la réalité du problème.

Le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi a dû se passer de Youcef Atal par exemple. Au Bénin, le technicien français Michel Dussuyer a été privé de titulaires habituels comme Cebio Soukou et Jordan Adéoti. Et la même contrainte s’est observée à Madagascar, en Guinée, au Sénégal, la Côte-d’Ivoire, etc.

Tout récemment au Championnat d’Afrique des Nations, c’est Florent Ibenge qui a été confronté à des grands ennuis avec la sélection de la République démocratique du Congo. En raison du grand nombre de joueurs positifs dans le groupe des Léopards, il a dû faire appel à d’autres joueurs pour composer un groupe à l’effectif acceptable.

Avant le match de la deuxième journée contre la Libye, 4 joueurs des Léopards ont été contrôlés positif au Coronavirus en plus de leur entraîneur. C’est donc avec un onze transfiguré que la RDC livrera match contre la Libye. Sans grande surprise, les Chevaliers de la Méditerranée ont pris le meilleur sur les Léopards et se sont imposés 2-1.

Les blessures, l’autre grande difficulté

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En plus des indisponibilités de joueurs en raison des contaminations au virus, un autre problème de grande envergure s’invite dans le casse-tête des entraîneurs. Pour faire face aux contraintes d’un monde en proie à l’insécurité sanitaire, les instances dirigeantes du football ont dû s’adapter. Pour que se tiennent toutes les compétitions, les calendriers ont été redessinés.

Désormais, les matchs se tiennent à fréquence élevée. Peu de jours de repos sont offerts aux joueurs avant de nouvelles échéances. Ce rythme de jeu infernal fragilise les athlètes et les expose plus facilement aux pépins physiques. C’est justement pour cela que les cas de blessure ont considérablement grimpé depuis le début de la saison.

Le club de Liverpool par exemple a vu son secteur défensif décimé par les blessures. Le Real Madrid, le FC Barcelone et les autres grands clubs du monde ont tous un bon nombre de joueurs dans leurs infirmeries. Cette réalité oblige également les entraîneurs à changer leurs plans avant le match et parfois même en cours de rencontre.

L’obligation de résultats et l’incertitude du métier d’entraîneur

Les différentes difficultés auxquelles sont confrontés les entraîneurs les empêchent d’exploiter le plein potentiel de leurs équipes. Ils se retrouvent bien vite avec des contre-performances sur le bras. Or dans le monde du football, les résultats et les trophées sont tout ce qui donne de la valeur à un entraîneur.

Qui plus est, les clubs et les sélections nationales imposent une constante obligation de résultats. En cas de mauvaise série, la plupart d’entre eux n’hésitent pas à évincer les coachs et à en recruter de nouveau. Cette incertitude constante du poste d’entraîneur vient elle aussi ajouter son supplément de tourment au casse-tête des entraîneurs. Frank Lampard en a fait les frais récemment à Chelsea.

Dans un monde où le football n’est plus ce qu’il était, l’exercice des entraîneurs se retrouve grandement compliqué. Premiers touchés par la situation qui prévaut, ils sont encore ceux qui font les frais des mauvais résultats des clubs. Être entraîneur en 2021 est donc bel et bien un casse-tête chinois.