Entretien avec Henri Stambouli (entraîneur JSK) : « Un attaquant de métier nous fait cruellement défaut »  

Entretien avec Henri Stambouli (entraîneur JSK) : « Un attaquant de métier nous fait cruellement défaut »  

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Henri  Stambouli est depuis un peu plus d’un mois en Algérie. Il est en Kabylie pour diriger la Jeunesse Sportive de Kabylie. Lui le natif d’Oran, il redécouvre les senteurs de son enfance et en tant que Corse de souche, il retrouve les parfums du jasmin, des lentisques et du genêt qui vient de laisser de l’autre côté de la Méditerranée. Au point où un mois après sa venue à Tizi-Ouzou, il se sent comme « un poisson dans l’eau ».  « Je ne suis guère dépaysé avec ce que j’ai trouvé ici en Kabylie avec ce beau soleil, ces beaux paysages et surtout cette chaleur humaine extraordinaire » a-t-il tenu à souligner. Il ne manquera pas de nous avouer que « cette adaptation rapide m’a permis de surmonter les événements qui ont secoué le club et qui m’ont fatigué, voire quelque peu, usé ». Mais pour lui, il en a vu des vertes et des pas mûres dans sa carrière qu’il a réussi « à rester solide et garder le cap ». Il faut dire aussi que le soutien de son manager Mohamed « Momo » Bouguerra « de par sa présence au quotidien à mes côtés » été pour beaucoup dans la gestion de cette situation ».

La tâche est loin d’être aisée

Revenant sur sa tâche au sein de la JSK sur le terrain, Stambouli ne manquera pas de relever   qu’elle « est loin d’être aisée ».  Lui qui avait commencé avec un staff et se retrouve du jour au lendemain seul avec un préparateur physique et un analyste vidéo « dommage que cela arrive à un moment où le courant passait très bien au sein du staff avec lequel nous avons mis en place un plan de travail surtout que les deux adjoints sont très compétents et connaissent très bien leur métier et surtout très bien la plupart des joueurs ». Pour lui Kaced et Tizarouine ont fait montre « d’un grand professionnalisme durant le stage de Tikjda ». Un stage qui a été pour lui un grand succès « de par l’adhésion des joueurs au travail auquel ils ont été soumis et surtout aux conditions dans lesquelles on a été mis ». Pour Stambouli qui a été « agréablement surpris par le dynamisme et la qualité des jeunes », l’idéal aurait été d’entamer ce travail avec le groupe qu’il a depuis l’entame du second stage à Alger. Il reconnaît avoir eu certaines appréhensions à la vue de son effectif.

Le retour des internationaux a été rassurants

En fait, il ne remet pas en cause les qualités intrinsèques des joueurs  « ils sont pétris de qualité. Ce sont d’excellents jeunes. Il y a de la bonne qualité et surtout un dynamisme certain » mais leur manque d’expérience surtout sur le continent est en leur défaveur ».  Sauf que « le retour des internationaux, Boualia, Bensayah, Benabdi et Oukaci, dont certains ont été annoncés comme partants, et l’arrivée de Doumbia soit 50% de l’équipe est rassurant et seront d’un grand apport pour tous ces jeunes qui « sauront titiller la concurrence ». Il reste que l’arrivée de nouvelles recrues devrait pousser certains d’entre eux à la sortie.

Le second stage d’Alger

Il se déroule dans de bonnes conditions avec l’ensemble des joueurs. Tout le monde a adhéré au travail. Il reste que la priorité est accordée à ceux qui sont qualifiés et  appelés à disputer la compétition continentale.

Les FAR ont une longueur d’avance sur nous

Abordant le match qui attend son équipe sous peu face aux FARabat en coupe de la CAF, Stambouli reste prudent « il est vrai que de par les forces en présence et surtout l’avance prise par l’adversaire en termes de compétition et de cohésion du groupe, notre adversaire part avec un certain avantage mais nous avons aussi notre mot à dire ».  Pour ce faire, il lui reste une quinzaine de jours pour bien préparer cette rencontre.  Interrogé quant à cette assertion qui lui a été attribuée de ne pas faire de cette compétition continentale une priorité et un objectif, Stambouli réfute cela « j’ai bien dit que si d’aventure nous n’irons pas loin dans cette compétition, on doit mettre toutes nos forces dans la compétition nationale pour revenir encore plus fort sur le continent avec pourquoi pas en ligue des champions. Mais cela ne veut pas dire que l’on va négliger cette compétition ». Mais pour aller loin, Stambouli veut un véritable chasseur de buts « la compétition de haut niveau exige des attaquants qui mettent toutes les occasions au fond. Et là, c’est un élément qui nous fait cruellement défaut en ce moment ». Il espère l’arrivée rapide de l’Ethiopien  Mujib Kassim Hamza toujours bloqué   chez lui à Addis-Abeba.

Quant à ses rapports avec le nouveau Directeur sportif, Karim Ziani, le coach de la JSK dira « ils sont très courtois » et qu’il connaissait bien l’ancien milieu de l’équipe nationale qui « est extrêmement motivé avec une grosse envie de bien faire ». Et de souligner qu’il y a un gros chantier « et des déis que l’on doit relever ensemble ».

L’ancienne direction a placé l’intérêt supérieur de la JSK au-dessus de tout

Quant à la nouvelle équipe dirigeante avec laquelle il continue de travailler après avoir été engagé par l’ancienne direction, Stambouli dira que « le flou est en train de se dissiper et qu’un travail a été fait en amont pour rassurer les joueurs notamment quant à leur situation financière ». Et de préciser que tous les cas ont été évoqués que cela semble avancer rapidement. Enfin pour ce qui est des contacts avec les dirigeants qui l’ont fait venir en Algérie, Stambouli dira qu’ils sont « permanents et cordiaux ». « Je suis toujours en contact avec les anciens dirigeants que je vois pratiquement tous les jours puisque je suis logé dans le même hôtel qui est leur fief ». Et de conclure « ils ont placé l’intérêt supérieur de la JSK au-dessus de tout. Ils raisonnent JSK. Ils n’ont jamais exprimé une quelconque animosité. Ce sont de véritables gentlemans ».