Elim CAN 2021 : Le silence coupable des autorités africaines

Elim CAN 2021 : Le silence coupable des autorités africaines

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Dans quelques jours, les sélections africaines disputeront les deux derniers matchs entrant dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021. Mais pour ces joutes internationales, plusieurs pays européens principalement la France refusent de libérer les joueurs africains. Un début de solution se peaufine à l’horizon, toutefois les autorités africaines ont fait preuve d’un mutisme déconcertant face à cette situation.

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) par sa circulaire 1749 a donné carte blanche aux clubs européens de ne pas libérer les joueurs africains lors de la trêve internationale si la période d’isolement imposée par les autorités à leur retour excède cinq jours. La France s’est basée sur cela pour interdire la sortie de tous les africains évoluant en première et deuxième division. Une décision qui cause actuellement un casse-tête énorme aux sélectionneurs africains.

Face à cette situation désolante, les autorités africaines et plus précisément les ministères en charge du sport dans les pays ont utilisé leur droit à garder le silence. Aucune autorité politique d’un quelconque pays africain n’a communiqué autour de cette situation fâcheuse. Cela amène également à s’interroger sur le rôle de la diplomatie au plan international. Toutefois, il faut reconnaître le mérite au Sénégal dont la Fédération de football a saisi son homologue de la France pour un dénouement de la situation.

Le mérite revient également à certains joueurs africains qui, par les réseaux sociaux, ont dénoncé un tel abus de la France. Memphis Depay, joueur néerlandais est allé jusqu’à interpeller le gouvernement français pour la libération des joueurs. Aujourd’hui, le gouvernement envisage une dérogation conditionnée pour les internationaux africains. Cette dérogation bien que contraignante aurait pu être mieux négociée si tous les pays africains s’unissaient d’une seule voix pour dénoncer cette mesure discriminatoire.