patrice motsepe1 Dossier Sierra Leone - Bénin : La première patate chaude qui attend Motsepe

Dossier Sierra Leone – Bénin : La première patate chaude qui attend Motsepe

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La rencontre de la 6è journée des éliminatoires de la CAN 2021 entre la Sierra Leone et le Bénin n’a pu avoir lieu le 30 mars dernier. La faute à un imbroglio total qui a entouré les tests Covid-19 de plusieurs joueurs des Ecureuils. Si le match a finalement été reporté au mois de juin, les résultats de l’enquête de la CAF sont attendus dans ce dossier devenu un caillou dans la chaussette de Patrice Motsepe.

C’est sans doute la triste image que beaucoup retiennent de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2021. Alors qu’il devait affronter la Sierra Leone pour arracher sa qualification, le Bénin est revenu de Freetown sous fond de scandale. Les résultats des tests Covid annoncés par la partie Sierra-leonaise sont jugés douteux par les Béninois qui n’ont pas tardé à contester. Cinq des onze entrant de Michel Dussuyer sont déclarés positifs et devraient manquer la rencontre, le médecin covid Sierra Leonais se présentant avec les noms inscrits sur un papier.

C’est l’indignation qui s’ensuit conduisant à plusieurs changements d’heures du match qui sera finalement annulé et reporté au mois juin 2021. Cette décision n’est pas du goût de la Fédération Sierra-léonaise qui a pris l’engagement de faire appel. Ils se sont notamment appuyés sur le nouveau règlement Covid-19 de la CAF pour estimer que les Ecureuils ont refusé de jouer, réclamant ainsi une victoire sur tapis vert.

Sauf que, dans cette situation, le Bénin qui se sent lésé se réjouit d’avoir la garantie qu’il est bien dans le vrai. En effet, de retour à Cotonou, les cinq joueurs supposés positifs à Freetown sont tous contrôlés négatifs. Mieux, les tests PCR réalisés à leur arrivée en club n’ont fait que confirmer les résultats de Cotonou. Il s’agit notamment de Steve Mounié, Khaled Adenon, Jodel Dossou, Yohan Roche et Saturnin Allagbe. A la vue de ces résultats, la Fédération Béninoise de Football a de quoi monter un dossier pour réclamer des sanctions vis-à-vis de son homologue Sierra-léonaise.

Avoir gain de cause côté béninois pourrait néanmoins être compliqué surtout lorsqu’on sait que la CAF ne prévoit rien dans ce cas précis. Toutefois, la faîtière du football africain peut se référer à son règlement sur la CAN en ses articles 45 qui prévoit que « Si la CAF apprend, quel que soit la source, qu’une fraude et ou falsification de documents accomplie par quelque moyen et / ou support que ce soit a été commise par une ou plusieurs équipe (s) nationale (s), une enquête sera ouverte.», et 46 qui stipule qu’« Au cas où les faits incriminés seraient avérés, l’association nationale reconnue coupable sera suspendue de participation aux deux éditions suivantes de la CAN. ». La CAF pourrait ainsi s’inspirer de ces deux articles pour résoudre la situation une fois plus de bon. Car dans tous les cas de figure, on se retrouve dans une situation de fraude. Si le mensonge vient du côté des béninois, cela voudra dire qu’il y a volonté manifeste de frauder. Et si ce sont les sierra-léonais qui sont fautifs, c’est aussi un cas de fraude. Toutefois, avec les différentes preuves apportées par la partie béninoise, la supercherie se retrouve bien du côté de la Sierra Leone. Mais l’on se demande quelle sera la décision finale de la Confédération Africaine de Football ? Quand l’on se réfère au précédent enregistré lors du dernier CHAN au Cameroun, il y a de quoi s’interroger.

Le service médical Covid-19 du Cameroun avait déclaré 13 membres de la RD Congo positifs. Mais la contre-expertise réclamée par le Comité d’urgence de la CAF a finalement révélé 3 cas positifs. Cependant, le règlement n’a pas été appliqué au Cameroun qui a bien terminé la compétition.