Décision de ne pas rejouer la finale de la ligue des champions    La CAF rattrape les bourdes de son président

Décision de ne pas rejouer la finale de la ligue des champions La CAF rattrape les bourdes de son président

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Apparemment habitué de la politique du fait accompli à travers ses décisions sans consulter toutes les parties, comme ce fut le cas dans l’attribution et la réattribution des phases finales de la coupe d’Afrique des Nations, le président de la confédération africaine de football a été cette fois-ci ramené à la raison par le TAS de Lausanne.

Ce dernier a rejeté sans ambages la décision du comité exécutif de la CAF de faire rejouer la finale de la champion’s league africaine retour entre l’Espérance de Tunis et le WA Casablanca, estimant que cela relevait des prérogatives de la commission de discipline de la CAF.

Ainsi, le patron de l’instance suprême du football africain et son Comité exécutif ont outrepassé leurs prérogatives dans un dossier ne relevant pas de leurs compétences.

En effet, il appartient à la commission de discipline d’homologuer le résultat d’un match et de prendre toutes décisions y afférentes conformément aux règlements généraux en vigueur.

Et le TAS international n’a fait que rappeler cela à Ahmad Ahmad et son bureau exécutif en leur enjoignant de respecter les règles. Maintenant, le WA Casablanca a une voie de recours pour contester la décision de la commission de discipline de déclarer l’Espérance de Tunis champion d’Afrique, laquelle se base sur l’abandon de terrain par le club marocain suite à une erreur d’arbitrage. C’est ce qui s’applique à tous les cas similaires dans toutes les compétitions de football à travers le monde. Si les dirigeants du WAC apportent l’argument que leur acte de quitter le terrain était justifié, la commission de discipline de la CAF devra revoir sa décision.

Mais, désormais les choses sont claires et les décisions sont prises par les structures habilitées de la confédération africaine de football. Une leçon de plus pour Ahmad Ahmad, qui ne devrait plus s’immiscer dans les prérogatives des commissions de la CAF.