La sélection iranienne de football a décidé de déplacer son camp de base pour la Coupe du Monde 2026 de l’Arizona, aux États-Unis, vers la ville mexicaine de Tijuana. Une décision qui suscite de nombreuses réactions, alors que le contexte géopolitique entre Washington et Téhéran demeure particulièrement tendu.
Selon les responsables de la fédération iranienne, ce choix serait avant tout motivé par des raisons logistiques. Tijuana, située à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, se trouve à seulement 55 minutes de Los Angeles, ville où l’Iran disputera ses rencontres de groupe durant la compétition. Cette proximité permettrait à la sélection asiatique de réduire considérablement les temps de déplacement et d’optimiser la préparation des joueurs. Initialement, l’équipe iranienne devait établir son quartier général en Arizona, où les infrastructures avaient déjà commencé à se préparer à accueillir la délégation. Toutefois, ni la FIFA ni les responsables du site américain n’ont encore officiellement confirmé ce changement de camp de base.
Un climat politique délétère
Au-delà des considérations sportives et logistiques, cette décision intervient dans un climat diplomatique délicat entre les États-Unis et l’Iran. Les relations entre les deux pays restent marquées par de fortes tensions politiques depuis plusieurs mois, alimentant les spéculations autour d’un éventuel impact de ce contexte sur l’organisation du séjour de la sélection iranienne sur le sol américain.
Sur le plan sportif, l’Iran hérite d’un groupe G particulièrement relevé. La Team Melli devra affronter l’Égypte, la Belgique et la Nouvelle-Zélande dans une poule qui promet des rencontres disputées. Face à des adversaires aux profils variés, les Iraniens espèrent tirer profit de cette nouvelle organisation afin d’aborder la compétition dans les meilleures conditions possibles.
