Côte d’Ivoire -Election FIF: René Diby accuse Sam Etiassé du blocage du processus électoral

Côte d’Ivoire -Election FIF: René Diby accuse Sam Etiassé du blocage du processus électoral

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Il était attendu et il n’a pas manqué sa sortie médiatique. Resté muet depuis les nombreuses déclarations qui se font depuis la semaine dernière au sujet du processus électoral en cours qui entre dans le cadre des élections à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), René Diby a vidé à son tour son sac. Au micro de Henri Joël de la Grande Team, l’ancien ministre des sports de la Côte d’Ivoire a été formel. La candidature de Didier Drogba a été validée par sa commission. Le blocage vient des agissements du secrétaire général de la CEI a-t-il affirmé.

Après Sam Etiassé et Soumahoro Mamadou, c’est au tour de René Diby (président de la CEI) de dire sa part de vérité dans ce que l’on pourrait appeler ‘’le feuilleton du processus électoral de la FIF’’ désormais. Comme on pouvait s’y attendre, il s’est aligné derrière les propos de son vice-président Soumahoro Mamadou et s’est inscrit en faux dans les déclarations de Sam Etiassé.

« Nous avons travaillé et nous avons fini dans le temps et dans les normes parce que nous avions un calendrier à respecter. Après nous, les candidats auraient eu 5 jours pour aller au recours, la commission de recours aura aussi 5 jours pour proclamer les résultats. C’est le résultat qui sera définitif d’ailleurs. Notre résultat ne sera que provisoire. Nous avons travaillé à 8. Nous avons travaillé jusqu’à ce que le samedi on revient encore travaillé, on a eu à travailler même le dimanche », a commencé par déclarer René Diby.

« On a évoqué la cohésion sociale, on a évoqué l’atmosphère qui prévaut mais ce n’est pas ça qui a motivé notre décision. (…) Nous avons fait un tour de table, à l’unanimité je dis, tout le monde à dit ok. Il n’y avait qu’un seul qui a dit que lui, il ne met pas son nom là-dans. On a compris après pourquoi, parce qu’il y a des intérêts.  (…) Tout le monde était d’accord. Personne n’a eu à redire. Et puis j’ai signé. Lorsque j’ai signé, j’ai dit au secrétaire de signer, il a dit ‘’ je vais signer, mais il faut que je demande à mon patron’’. Il n’a pas signé. Après, il m’envoie une lettre pour dire qu’il y a des dysfonctionnements des normes et il faudrait que j’en parle. Je lui ai dit de quoi vous parlez ? Et puis, moi, je n’ai pas de compte à rendre à mon secrétaire. Le secrétaire de la commission, c’est pas lui qui va poser un veto, c’est pas lui qui va juger de nos travaux. Il doit absolument signer. Il est obligé de transmettre (les résultats). Il prétend que nous avions violé les textes. Mais il y a une commission de recours. Les candidats peuvent aller à la commission de recours. C’est pas à lui de juger de nos travaux. Le blocage est du fait du secrétaire. Les résultats sont donnés, c’est lui qui doit les signifier aux candidats d’abord. Il n’a qu’à dire pourquoi il l’a bloqué. S’ils veulent, ils peuvent envoyer la FIFA ou la CAF, quand ils vont faire leurs enquêtes, ils verront que le blocage vient du secrétaire qui n’a pas le droit de juger la commission », a-t-il ajouté

Le cas Didier Drogba, qu’en est-il vraiment ?

« On a d’abord tous admis le principe de multi parrainage. Maintenant dans le cas de l’Africa, il y a eu deux signataires.  Vagba et puis Gbahi. Dans le cas des arbitres il y a eu aussi deux signataires. On a argumenté. (…) Comme il y avait des palabres (dans le cas de l’Africa Sports), l’un ne pouvait décider sans l’autre. Donc c’est tombé dans les escarcelles du double parrainage. Donc deux personnes différentes peuvent signer, on a fait une démodulation, on l’a fait aussi dans le groupe des arbitres et les deux parrainages ont été validés. Les résultats finaux ont été pris en fonction des textes », a clarifié l’ancien ministre des sports.