Côte d’Ivoire- Election FIF: Didier Drogba et son équipe tapent du poing sur la table

Côte d’Ivoire- Election FIF: Didier Drogba et son équipe tapent du poing sur la table

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Aux grands maux, les grands remèdes. Le clan de la Team DD tape du poing sur la table. Les partisans de la liste ‘’Renaissance’’ ne veulent pas entendre parler d’une Assemblée Générale Extraordinaire et ils ne sont pas cachés pour le faire savoir. Didier Drogba et son équipe sont prêts à saisir la FIFA pour avoir gain de cause.

A travers un communiqué lu par Eugène Diomandé, la liste ‘’Renaissance’’ a fait savoir son mécontentement et compte prendre les mesures qu’il faut dans le cadre du processus électoral arrêté par la FIF. Pour commencer, le coordonnateur de campagne de la Team DD a d’abord fait un rappel des faits.

« Par rapport au comportement de Augustin Sidy Diallo, je dis bien Augustin Sidy Diallo, et non pas le président de la FIF, concernant l’Assemblée Générale Elective de 5 septembre 2020. Ainsi donc, le 11 août 2020, Monsieur Augustin Sidy Diallo, soi-disant président de la FIF, a signé un communiqué de la FIF sanctionnant une réunion du comité d’urgence du comité exécutif de la FIF. Le contenu dudit communiqué suscite des observations à la fois de forme et de fond », a-t-il commencé par déclarer.

Puis, il continue: « Sur la forme, il est vrai que l’art 48 des statuts de la FIF institue un comité d’urgence à qui il donne vocation à régler toutes les affaires qui requièrent célérité, et dont l’urgence ne peut attendre la prochaine réunion du comité exécutif. Cependant, il faut faire observer que le comité de la FIF reste muet sur la convocation et la composition dudit comité d’urgence de sorte qu’il est difficile de ne pas penser qu’il s’est réduit à la seule personne de l’individu Augustin Sidy Diallo, surtout à la fin de celui-ci, il signe en qualité du président de la FIF, alors qu’en une telle occurrence, il aurait dû signer en tant que président du comité d’urgence comme allégué. Par ailleurs, l’alinéas 4 de l’art 48 précité précise que toute décision prise dans ce cadre, devra être confortée par le comité exécutif à sa prochaine réunion. Or en l’espèce, le communiqué produit sanctionne directement soi-disant, la réunion du comité d’urgence, alors que celle-ci n’a pas été entérinée par le comité exécutif comme le prévoit l’article suscité. Cela se comprend aisément vu que dans les circonstances actuelles, il ne peut plus avoir de prochaine réunion du comité exécutif, puis que la FIF est dans une phase de transition et non plus dans le cadre de son fonctionnement normal. Le Comité exécutif est en fin de mandat et se trouve réduit à gérer les affaires courantes. Or l’activation et le mise en branle du comité d’urgence ne peuvent valablement se concevoir que dans le cadre du fonctionnement normal du comité exécutif de la FIF. Faut-il le rappeler, par une Assemblée Générale Ordinaire tenue le 4 juillet 2020, la commission électorale a été désignée et mise sur pied conformément à l’article 4 du code électoral de la FIF. Cette commission a été installé le 7 juillet 2020 et a débuté ses travaux le 13 juillet 2020, comme le rappelle si bien le communiqué, ce qui signifie que le processus électoral est enclenché (…) Dès lors, c’est cette commission seule qui a des pleins pouvoirs et reste maître seul à bord au cours de cette période électoral transitoire pendant laquelle le comité exécutif n’a plus qu’un rôle réduit à gérer les affaires courantes. Or les actes posés au cours de cette période ne sauraient être qualifiés d’affaires courantes. »

Eugène Diomandé n’est pas arrêté là. Il a aussi rappelé le prérogatives de l’article 8 du code électoral qui permet aux candidats de faire des recours. « Selon l’article 8 du code électoral, les contestations et recours ne peuvent se faire que devant la commission de recours et non devant Augustin Sidy Diallo en quelle que qualité que ce soit. Au total, le communiqué incriminé émane d’un organe incompétent en l’espèce, frappé d’autant d’irrégularité et fondé sur des actes aussi erronés ne peut qu’être regardé comme inexistant. Mais les incongruités vont bien au-delà de la forme et entache aussi le fond de l’acte. Sur le fond donc, comme expliqué plus haut, le processus électoral est en marche, et seule la commission électorale et par la suite la commission de recours sont seules compétentes pour connaître des questions y relatives. De plus, ces organes sont des organes distincts, autonome, régis par des textes spéciaux dérogatoires au statut de la FIF et contenu dans le code électoral. On ne saurait donc valablement évoquer les dispositions des statuts de la FIF pour intervenir dans les matières relevant de la commission électorale qui plus est, ni Sidy Diallo, ni un quelconque comité d’urgence, encore moins le comité exécutif, n’ont de compétence pour s’immiscer dans le domaine de la commission électorale. En conséquence, les mesures proposées par le communiqué de la ‘’FIF’’, doivent être considérées comme inexistantes. C’est un véritable non-sens. (…) Si on estime que le processus électoral est en péril, il faut d’abord saisir la FIFA comme le prévoit les dispositions finales du code électoral, car il en résulte que seule celle-ci peut suspendre ou annuler la procédure électorale et ou désigner une administration provisoire. Contrairement donc à ce qu’ils veulent faire croire, le comité exécutif n’est plus habileté à faire usage de l’article 36 des statuts de la FIF et à convoquer une AGE », a-t-il expliqué. 

« En conséquent et par conséquent, de tout ce qui découle, nous déclarons, que cette AGE convoquée pour le 29 août, est une AG nulle et non avenue et réputée inexistante. Nous nous réservons par ailleurs, le droit de saisir la FIFA contre ses agissements que nous avons dénoncés. »