4Z0q1f5T4WGOAZgjBQi1 Copa America: Marquinhos, le Marquis devenu prince héritier

Copa America: Marquinhos, le Marquis devenu prince héritier

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Dani Alves, 36 ans, Thiago Silva, 34, Filipe Luis, 33. Autant de joueurs qui ont peu de chances d’être de la partie lors du Mondial-2022 au Qatar. Au Mondial-2018, le sélectionneur Tite avait joué exclusivement la carte de l’expérience en associant Miranda 34 ans à Thiago Silva. Un coup dur pour Marquinhos, qui n’a pas joué une seule minute en Russie alors qu’il avait été titulaire aux côtés de Miranda pendant pratiquement toutes les éliminatoires. Thiago Silva avait même avoué à l’époque s’être senti « un peu gêné » d’avoir pris la place de son jeune coéquipier du Paris SG. « Je sais à quel point il travaille pour ça. Il a un avenir brillant et il le montre à mes côtés au PSG. Je suis sûr qu’il sera un des meilleurs du monde dans quelques années », avait affirmé le capitaine parisien peu avant le début du Mondial.

Un an plus tard, pour cette Copa America à domicile, le sélectionneur a décidé de préparer l’avenir en adoubant Marquinhos. Le « Marquis », ou juste « Marqui » comme le disent les supporters du PSG, se retrouve au sein d’une défense aux trois quarts parisienne, avec Thiago Silva et Dani Alves, auxquels s’ajoute Filipe Luis (Atlético Madrid) sur le côté gauche.

 « Attention à chaque détail » 

Pour le moment, le résultat est plus que satisfaisant: avec un Alisson impérial dans les buts, la défense brésilienne est restée totalement imperméable, concédant très peu d’occasions à ses adversaires. Le gardien de Liverpool n’a fait qu’un seul arrêt difficile en trois matchs, lors de la victoire 5-0 sur le Pérou. C’est la première fois depuis l’édition de 1995 que le Brésil garde ses cages inviolées au terme de la phase de groupes.

La solidité défensive est une des marques de fabrique de Tite, qui a bâti ainsi son succès aux Corinthians (deux championnats du Brésil en 2011 et 2015, une Copa Libertadores et un titre Mondial des clubs en 2012).

Depuis qu’il a pris les commandes de la Seleçao, en 2016, l’équipe n’a encaissé que dix buts en 39 matchs. Le quarantième sera le quart de finale de jeudi contre le Paraguay, à Porto Alegre. La statistique est encore plus impressionnante si on prend en compte uniquement les rencontres jouées au Brésil: un but en 12 matchs, marqué contre son camp par… Marquinhos, en septembre 2016, contre la Colombie (victoire 2-1). « Il faut faire attention à chaque détail. Nous savons à quel point cette solidité défensive est importante pour que nos attaquants soient en confiance pour créer du jeu », prévient Marquinhos.

« De l’ordre dans la maison »

Au PSG, le défenseur central arrivé en provenance de l’AS Rome en 2013 pour 35 millions d’euros, a également dû prendre son mal en patience. Longtemps il a été barré par le joueur associé Thiago Silva, que ce soit Alex ou David Luiz. « C’est un peu bouché pour Marquinhos (…) à sa place, je quitterais le PSG », avait même conseillé Alex une fois parti à l’AC Milan en septembre 2015. Mais il s’est accroché et a obtenu progressivement ses galons de titulaire, notamment en raison de sa polyvalence, puisqu’il peut aussi jouer au milieu de terrain.

Pour celui que le coach du PSG Thomas Tuchel appelle « Kaiser Franz » (référence à Beckenbauer), le retour de Leonardo au poste de directeur sportif est une aubaine. C’est lui qui l’avait recruté en 2013. « J’espère qu’il va remettre de l’ordre dans la maison », souffle-t-il.

Et selon certains médias, comme Le Parisien, « Leo » a l’intention de pousser Thiago Silva vers la sortie, ce qui pourrait permettre à Marquinhos de s’émanciper totalement pour devenir la référence absolue de la défense, tant en club qu’avec la Seleçao.