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Copa America – les stades sonnent creux : l’ambiance pas encore au rendez-vous

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Et quand c’est les premiers nommés qui accueillent l’appétit de voir la fête plus belle devient de plus en plus grands. Mais les observateurs restent, après la première journée, sur leur faim. En effet, le public n’a pas répondu présent. Et l’ambiance n’est pas encore au rendez-vous. 

En témoigne les tribunes quasi vides du dernier match de la 1ère journée des phases de poule. Chili-Japon s’est joué avec peu de spectateurs. Un décor presque unanime constaté après les six premiers matches. Cette atmosphère s’explique sans doute par le coût exorbitant des tickets. Le tarif moyen du billet s’élève à près de 500 réais (environ 115 euros). Selon la Confédération Sud-Américaine de football, ceci est dû au fait que des billets VIP à plus de 2.000 réais pièce gonflent la moyenne. Le prix moyen des tickets « normaux » s’élevant à 368 réais. Ce que ne peut se permettre un pays où 13 millions de la population ne travaillent pas. Le manque d’engouement peut aussi résulter de la frustration née des dernières performances de l’équipe brésilienne. Car le dernier grand titre de la Seleçao remonte en 2007 en Copa América et de 2002 pour la Coupe du monde. A cela s’ajoute l’humiliation en 2014 par l’Allemagne au mythique stade de Maracana. Le triste 7-1 en demie finale. Les supporters brésiliens n’ont toujours pas oublié cette déception. Même étant en ses terres, La Seleçao ne joue pas à guichets fermés. On comptait à peine plus de 47.000 spectateurs vendredi dernier lors du match d’ouverture contre la Bolivie (3-0) au Morumbi. Peut mieux faire pour un stade qui peut contenir 65.000 supporter. 

Même si côté financier la Conmebol ne se plaint pas trop, (record absolu de recette pour une rencontre disputée au Brésil: 22,47 millions de réais (environ 5 millions d’euros), l’ambiance en pâtit car nombreux sont ceux qui s’attendaient à une très grosse ambiance au Brésil. La présence d’un Lionel Messe n’y change rien. L’un des matches phares de la première journée Colombie-Argentine n’a été suivi que par 35 000 personnes, à l’Arena Fonte Nova au deuxième jour de la compétition. Paraguay-Qatar s’est joué avec des  presque vides. 20 000 supporters étaient au Maracana (Rio de Janeiro). Une affluence trop faible pour un stade qui peut contenir 80 000 places. 

Si le coût des tickets et la déception des supporters brésiliens sont avancés pour expliquer ce fait, force est de constater que la régularité de la compétition y est pour quelque chose, selon certains observateurs. En effet la Copa a eu lieu trois fois en cinq ans (2015, 2016 et 2019). «Avant, la Copa América était en événement extraordinaire, un peu comme une Coupe du Monde, mais en Amérique du Sud. Maintenant, il n’y a plus vraiment de nouveauté », a expliqué Carolina Jaramillo, spécialiste colombienne en marketing sportif à nos confrères de l’Afp. Et dire que  la 47ème édition est déjà calée pour l’année prochaine en Argentine et Colombie histoire de joueur la Copa à la même année que l’Euro.