Fifa world Comité de Normalisation : Ces fédérations africaines qui ont été mises sous tutelle avant la FIF sous Infantino

Comité de Normalisation : Ces fédérations africaines qui ont été mises sous tutelle avant la FIF sous Infantino

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Les fédérations africaines de football affichent une certaine fragilité dans leur fonctionnement. Ce qui ouvre la porte à des crises à répétition. Les raisons sont souvent dues à une mauvaise gouvernance et ou aux procédures électorales non conforme aux exigences de la FIFA. La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) est aujourd’hui mise sous tutelle avec le Comité de Normalisation. Ce qui est loin d’être une première en Afrique depuis 2017.
Depuis la prise de fonction de Gianni Infantino à la tête de la FIFA, cinq fédérations en plus de la FIF sont ou ont été placées sous tutelle. Elles sont toutes frappées par la même loi: l’alinéa 2 de l’article 8 des Statuts de la FIFA. Voici ces fédérations qui ont connu la Normalisation avant la Côte d’Ivoire.
FECAFOOT du Cameroun, une procédure électorale annulée
Le 23 août 2017, la Fédération Camerounaise de Football a fait les frais des querelles internes incessantes de ces acteurs. Un Comité exécutif avait été élu sous fond de polémiques en 2015. Ce qui a fait intervenir le Tribunal Arbitral du Sport qui a confirmé la décision de la Chambre de Conciliation et d’arbitrage du Comité Olympique et Sportif du Cameroun. Décision ayant annulé l’élection du bureau exécutif d’alors. Dans sa note de décision d’installation d’un Comité de Normalisation à la FECAFOOT, la FIFA a également évoqué ses « tentatives infructueuses visant à rapprocher les différentes parties prenantes du football camerounais et ainsi sortir de l’impasse. »  La mission du Comité de Normalisation va prendre fin le 28 février 2018 avant d’être prolongée au 16 décembre 2018 pour un nouveau bureau exécutif. Mais la fédération camerounaise qui avait déjà connu la normalisation végète actuellement dans une nouvelle crise qui l’oppose à la Ligue Professionnelle devant le TAS.
20 décembre 2017, le tour de la FEMAFOOT au Mali
Quatre après le Cameroun, c’est au tour du Mali de connaître la transition d’un Comité de Normalisation. Face à la situation de crise que traversait la Fédération Malienne de Football, la FIFA a mis en application l’alinéa 2 de l’article 8 de ses Statuts. Un Comité de Normalisation est installé avec des missions bien précises. Il est chargé de gérer les affaires courantes de la FEMAFOOT, de réviser ses statuts, d’identifier les délégués légitimes à son Assemblée Générale et enfin d’organiser et de superviser les élections de son nouveau Comité exécutif au plus tard le 30 avril 2018. Cette décision intervenait dans un contexte où la fédération était dans une impasse pour laquelle aucune solution n’a été trouvée. Ceci malgré les deux missions envoyées à Bamako par la FIFA et la CAF. Un nouveau comité exécutif dirigé par l’inspecteur des finances, Mamoutou Touré, sera finalement élu le 29 août 2019.
GFA du Ghana, une dissolution annoncée qui fait mal
Grande nation de football sur le continent, le Ghana n’a pas échappé au vent de Comité de Normalisation. La Fédération Ghanéenne de Football (GFA) a été bouleversée par une série de révélations visant son président impliqué dans plusieurs scandales. Le gouvernement Ghanéen prenant ses responsabilités a décidé de la dissolution de la fédération. Une décision qui passe mal à la FIFA qui intervient en décidant le 27 août 2018 de mettre en place un Comité de Normalisation. Une décision qui fait suite à une réunion entre la FIFA et des représentants du gouvernement du Ghana en présence de agent de liaison FIFA/CAF chargé de la situation. Quelques mois plus tard, soit le 5 octobre 2019, le comité a fini son mandat avec l’élection de Kurt Edwin Semeon-Okraku à la tête de la GFA.
FMF de Madagascar plombée par une procédure électorale non conforme
 
Le 12 novembre 2018, la Fédération Malgache de Football a été placée sous tutelle de la FIFA. Cette décision de l’instance faîtière du football mondial fait suite à l’incapacité de la fédération d’organiser une élection conforme aux textes de la FIFA. Selon la décision de l’institution dirigée par l’Italo-suisse Gianni Infantino, « la décision de nommer un Comité de Normalisation est liée à la procédure électorale de la GMF, qui n’a pas été effectuée conformément aux exigences réglementaires applicables aux membres de la FIFA.' » La Grande Île va finalement réussir à avoir un nouveau bureau le 24 août 2019 présidé par Arizaka Rabekoto Romain.
Aujourd’hui, c’est la Fédération Ivoirienne de Football qui fait les frais de cette décision pour des raisons liées au processus électoral.