Les stadiers de Japoma

CHAN Total 2020 : Les stadiers de Japoma en colère

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Dans une correspondance destinée au Ministre des Sports et de l’Education Physique, président du Comité d’organisation du CHAN Total Cameroun 2020, ils menacent de tout arrêter si rien n’est fait pour améliorer leurs conditions de travail.

Les stadiers recrutés au Stade de  Japoma pour le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) Total Cameroun 2020 sont en colère et menacent de « rendre le tablier » si rien n’est fait pour améliorer leurs conditions de travail. Ils l’ont fait savoir dans une correspondance rédigée par leur collectif le lundi 25 janvier 2021 et destinée au Ministre des Sports et de l’Education Physique, Narcisse Mouelle Kombi qui est par ailleurs président du Comité local d’organisation du CHAN. Ils s’insurgent contre le mauvais  traitement   qui leur est infligé par les responsables de ce site de la compétition. Les stadiers de Japoma estiment être les plus lésés du CHAN, en percevant seulement 1000 Francs CFA de frais de transport, chaque jour de match.

« Comment comprendre que sur le site de Yaoundé, un stadier perçoive pour chaque jour de match, la somme de 5000 Francs, à Limbe, le même service revient à 4000 Francs, à Bépanda, c’est 2000 Francs et une fois à Japoma, c’est autour de minuit qu’on nous rassemble pour nous remettre 1000 ? Sur quels critères ? Japoma à lui seul, c’est 50 000 places assises, donc, en principe le plus gros du travail. » S’indignent-ils, dans la lettre destinée au Ministre des Sports. « Monsieur, pour que la fête du football continue d’être belle dans notre pays, exigent-il, nous vous sommons de mettre la lumière sur cette situation qui ne cesse de durer et nous empêche d’exercer l’esprit tranquille ».

Les stadiers qui  se présentent au stade  cinq heures avant le coup d’envoi du match, disent être exposés à l’insécurité, à la famine et à bien d’autres difficultés. Au-delà de ceux-ci, ce sont les volontaires en général qui se plaignent de travailler dans l’inconfort total. Les responsables du COCAN et de la CAF n’ont visiblement pas fixé des modalités standards pour leur prise en charge. Chaque site de la compétition manage les choses à sa manière, laissant des mécontents. Les volontaires se plaignent également de n’avoir pas reçu tous les équipements qui leur étaient destinés pour la compétition.