La demi-finale retour de Coupe de la Confédération entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger a tourné au fiasco ce dimanche au Stade El Massira. Envahissement de terrain, coup d’envoi reporté de plusieurs dizaines de minutes, joueurs de l’USMA contraints de fuir aux vestiaires et tentative d’attaque sur Brahim Benzaza… la sécurité a volé en éclats pour une affiche censée promouvoir le football africain. Comme par hasard, encore une fois au …. Maroc.
Une demi-finale qui n’a pas démarré à l’heure
Le Stade El Massira devait vibrer pour une place en finale de Coupe de la Confédération à 19h00 GMT. Au lieu de ça, la pelouse a été prise d’assaut par des supporters de l’OC Safi avant même le coup d’envoi. Résultat, match bloqué, protocole piétiné et deux équipes obligées de rejoindre les vestiaires dans la confusion. Pour une demi-finale continentale, voir les stadiers débordés et les officiels incapables de garantir un coup d’envoi à l’heure est un signal d’alarme. Le spectacle sportif a laissé place à l’improvisation et au chaos.
Benzaza visé, l’USMA prise au piège
L’incident dépasse le simple retard. Dans le mouvement de foule, le milieu de l’USM Alger Brahim Benzaza aurait été la cible d’une tentative d’attaque. Les joueurs algériens, sans protection suffisante, ont dû quitter la pelouse en urgence et sous menace d’agression. A ce niveau de la compétition, les délégations visiteuses doivent bénéficier d’un dispositif de sécurité infaillible. Là, les failles ont été béantes. Qu’un joueur professionnel craigne pour son intégrité physique en demi-finale de Coupe de la CAF est inacceptable et renvoie une image désastreuse du tournoi.
La CAF sommée de réagir
Face à ce fiasco, la Confédération Africaine de Football ne peut pas rester silencieuse. Les rapports des officiels décideront de la suite, mais les faits sont graves, envahissement de terrain, mise en danger de joueurs, impossibilité de démarrer le match dans les conditions prévues. Huis clos, amendes record, voire interdiction de jouer des compétitions africaines dans les prochaines années pour l’OC Safi… la CAF joue sa crédibilité. Ne pas sanctionner lourdement reviendrait à banaliser des comportements qui n’ont pas leur place dans le football de haut niveau.




