Le scénario se répète, encore et encore. À chaque grand rendez-vous européen, le Barça semble rattrapé par ses propres démons. Et plus précisément par ceux de sa défense.
Face à l’Atlético de Madrid ce soir, les Catalans ont une nouvelle fois vu leur destin basculer sur une expulsion. À l’aller, c’est Pau Cubarsí qui a laissé les siens à dix. Au retour, c’est Eric García qui a été exclu à la 79e minute après intervention du VAR. Deux cartons rouges en deux matchs, dans une double confrontation où chaque détail compte.
Mais loin d’être un accident, cette situation s’inscrit dans une tendance bien plus inquiétante.
Une répétition troublante dans les matchs couperets
Ce n’est pas la première fois que la défense barcelonaise craque dans les grands moments. Cette saison déjà, Ronald Araújo avait coûté cher aux siens avec une expulsion face à Chelsea.
Avant cela, Pau Cubarsí avait déjà été exclu contre Benfica la saison passée, et donc à nouveau face à l’Atlético il y a une semaine. Une répétition qui interpelle, d’autant que ces fautes surviennent souvent dans des situations critiques : dernier défenseur, contre-attaque adverse, ou perte de contrôle émotionnelle.
Le constat est brutal, quand ce n’est pas Araújo, c’est Cubarsí. Et quand ce n’est pas Cubarsí, c’est Eric García. Une rotation mais toujours le même problème.
13 expulsions en 10 saisons, un mal structurel
Les chiffres confirment cette impression visuelle. Sur la dernière décennie en Ligue des champions, le Barça a accumulé 13 cartons rouges, un total supérieur à la plupart des cadors européens .
Le Barça, fidèle à son ADN offensif, laisse souvent des espaces dans son dos. Résultat : ses défenseurs sont régulièrement exposés à des situations d’urgence, contraints de commettre des fautes en position de dernier rempart.
Face à une équipe comme l’Atlético de Diego Simeone, spécialiste des transitions rapides et de la gestion des duels, le piège est presque inévitable. À l’aller, l’expulsion de Cubarsí a totalement changé la physionomie du match, menant à une défaite 2-0 malgré une domination initiale.
Ces expulsions traduisent aussi une fragilité mentale. Mauvais timing dans les interventions, gestion émotionnelle défaillante, ou excès d’engagement. Les défenseurs barcelonais semblent régulièrement dépasser dans les moments de forte pression.
