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Tunisie – LP1 : la VAR, une crise de confiance sans précédent

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L’assistance vidéo (VAR) traverse une zone de turbulences en Tunisie. La nouvelle polémique née du classico entre le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien en est l’illustration la plus frappante. Pourtant pensée pour renforcer l’équité et réduire les erreurs d’arbitrage, elle est devenue source de tensions permanentes.

 

La VAR a une nouvelle fois été sujette à polémique en championnat de Tunisie. Elle est devenue un fardeau plus qu’un progrès. Ce qui devait être une avancée technologique majeure s’apparente aujourd’hui à un fardeau pour le football tunisien. Tant que les problèmes techniques, organisationnels et humains ne seront pas résolus, la VAR continuera d’alimenter la défiance plutôt que de restaurer la confiance.

 

C’était le cas ce dimanche lors d’une rencontre de championnat entre le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien, soldée par un match nul (1-1). Les polémiques liées à la VAR ont laissé un goût amer. En cause, un but accordé au Club Africain malgré une position de hors-jeu au départ de l’action, validé après intervention de la VAR. Une décision qui a déclenché la colère des supporters sfaxiens et relancé le débat sur la fiabilité de l’arbitrage vidéo en Tunisie.

 

Une erreur reconnue… mais contestée

 

À la VAR lors de cette action litigieuse figurait l’arbitre international tunisien Hicham Girat, présent lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations et pressenti pour la prochaine Coupe du monde. Réputé comme l’un des meilleurs sifflets du pays, son implication dans cette décision a surpris. Dans sa version des faits, il reconnaît son erreur et affirme avoir vérifié uniquement une éventuelle main dans l’action, sans contrôler la position de hors-jeu, omettant ainsi une étape essentielle du protocole VAR. Une faute qu’il admet publiquement et qui a conduit à l’ouverture d’une procédure disciplinaire.

 

Mais cette explication ne convainc pas tout le monde. Certains estiment que le hors-jeu était manifeste et accusent l’arbitre de mauvaise foi, voire de corruption. Deux lectures diamétralement opposées s’affrontent, alimentant un climat de suspicion déjà bien installé.

 

La VAR tunisienne, un outil mal maîtrisé

 

Au-delà de ce cas précis, l’affaire révèle surtout les limites structurelles de la VAR en Tunisie. Contrairement aux grands championnats européens ou aux compétitions internationales, le dispositif local souffre de nombreuses défaillances : coupures de courant récurrentes, absence d’onduleurs, moyens techniques insuffisants, matchs débutés avec la VAR puis poursuivis sans, sans oublier une formation incomplète des arbitres au protocole.

 

Dans ces conditions, l’assistance vidéo peine à remplir sa mission première qui est de garantir l’équité entre les clubs. Pire, elle devient parfois un facteur supplémentaire de controverse.

 

L’autre régulièrement dénoncé concerne la durée excessive des vérifications. Là où les décisions sont prises en quelques secondes ou une minute dans les championnats de référence, les rencontres tunisiennes peuvent être interrompues pendant six à dix minutes. Une attente frustrante pour les joueurs comme pour les supporters, souvent conclue par des décisions qui restent contestées.

 

 

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