L'incontournable du football africain

CAN 2025 Maroc – Cameroun : La CAF de Motsepete et Lekjaa épargnée… Dahane Beida, seul face aux critiques

[rt_reading_time label="Lecture :" postfix="min" postfix_singular="min"]
[rt_reading_time label="Lecture :" postfix="min" postfix_singular="min"]

Lors du quart de finale Maroc – Cameroun, l’arbitre Baïda s’est retrouvé au centre des discussions. Officiant devant près de 60 000 spectateurs acquis à la cause du pays hôte et sous le regard de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et membre influent de la CAF, l’homme en vert a dirigé une rencontre marquée par plusieurs décisions litigieuses. Un contexte pesant, dans lequel certaines situations non sifflées ont alimenté la polémique, sans toutefois occulter la logique globale du résultat.

Il faut, avant toute chose, se mettre à la place de Baïda. Officier lors d’un match du pays hôte n’est jamais anodin, encore moins dans un stade acquis à la cause du Maroc, rempli de près de 60 000 supporters. À cette pression populaire s’ajoute une dimension institutionnelle : la présence de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football et membre influent du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).

Dans un tel contexte, l’arbitre sait qu’il avance sur une ligne étroite. La moindre décision défavorable au Maroc peut déclencher une tempête médiatique et institutionnelle. Cette réalité pèse inévitablement sur l’arbitrage, consciemment ou non, et tend à créer un climat où les décisions sont plus facilement favorables au pays hôte.

Des décisions litigieuses qui interrogent

Sur le terrain, plusieurs situations ont nourri la frustration camerounaise. En première période, une faute d’obstruction évidente n’a pas été sanctionnée, sans même un recours à la VAR. Plus marquant encore, le penalty non sifflé sur Bryan Mbeumo, accroché dans la surface de réparation, alors que l’action semblait suffisamment claire pour justifier au minimum une vérification de la VAR.

Autre épisode controversé : le coup de coude d’Aguerd sur Christian Kofane, resté sans la moindre sanction disciplinaire. Dans un match de ce niveau, un carton jaune, au moins, semblait logique. Ces décisions, mises bout à bout, donnent le sentiment d’un arbitrage hésitant, voire orienté, même si aucune faute manifeste et grossière n’a été officiellement reconnue.

Un résultat logique… mais pas verrouillé

Il serait toutefois réducteur de résumer la rencontre à l’arbitrage. Dans l’ensemble, la physionomie du match plaide en faveur du Maroc, plus constant, plus organisé et globalement maître de son sujet. La qualification apparaît donc logique sur le plan du jeu.

Mais le football se joue souvent sur des détails. À 1-0, le penalty non accordé à Mbeumo aurait pu ramener le Cameroun à égalité (1-1) et complètement changer le scénario de la rencontre. Dans ce cas de figure, le match aurait basculé dans une autre dimension, avec une pression inversée et un tout autre rapport de forces.

Une désignation loin d’être anodine

La désignation de Baïda, intervenue après le changement d’arbitre initial, soulève des interrogations. Sans qu’aucune intention ne soit officiellement déclarée, il est difficile d’ignorer le contexte. Dans les compétitions africaines, les choix arbitrals ne sont jamais neutres, surtout lorsque le pays organisateur est en jeu.

Implicitement, cette nomination pouvait avoir pour objectif de sécuriser le parcours du pays hôte. Une réalité qui ne disculpe pas totalement l’arbitre, mais qui rappelle que, dans ce type de match, l’homme au sifflet évolue sous une pression extrême, où siffler contre le Maroc aurait pu avoir des conséquences lourdes pour sa carrière.

les dernières actualités

ARTICLES SIMILAIRES

         

Accueil

         

Chrono

           

Score

            

TV

             
DMCA.com Protection Status