Présentée comme un outil de justice et de transparence, l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) s’est transformée en facteur majeur de polémique lors de la CAN 2025. Décisions controversées, incohérences répétées et absence de pédagogie ont profondément affecté la crédibilité de la compétition, sous le regard silencieux des instances dirigeantes.
Match après match, la VAR s’est invitée au cœur des débats, non pour corriger des erreurs manifestes, mais pour en créer de nouvelles. Penalties non vérifiés, fautes similaires jugées différemment selon les rencontres : l’outil censé réduire l’injustice a plongé joueurs, entraîneurs et supporters dans une incompréhension totale.
Au lieu de fluidifier le jeu et de renforcer l’équité sportive, la VAR a cassé le rythme des matchs et installé un climat de suspicion permanent autour du corps arbitral.
Des arbitres livrés à eux-mêmes
Au-delà de la technologie, c’est surtout l’utilisation humaine de la VAR qui pose problème. Les arbitres, visiblement mal encadrés, ont semblé agir sans ligne directrice claire. Les décisions prises dans la cabine vidéo ont souvent manqué de cohérence, laissant penser à une interprétation subjective, voire orientée, des images.
L’absence d’explications officielles après les matchs n’a fait qu’aggraver la frustration des équipes lésées, renforçant l’idée d’un arbitrage sans véritable mécanisme de redevabilité.
Le silence pesant des dirigeants
Face à cette dérive, le mutisme de Gianni Infantino, président de la FIFA, et de Patrice Motsepe, président de la CAF, interpelle. Aucun communiqué fort, aucune prise de parole pour recadrer l’arbitrage ou rassurer les acteurs du jeu. Ce silence prolongé donne l’impression que les instances dirigeantes ont choisi de laisser faire, au risque de sacrifier l’image de la compétition.
En ne contestant ni ne commentant publiquement les abus constatés, Infantino et Motsepe donnent le sentiment d’être, sinon complices, du moins favorables à la manière dont la VAR est utilisée.
La technologie n’est pas le problème en soi. C’est son pilotage, son encadrement et le silence des décideurs qui ont transformé la VAR en instrument de discorde.
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