Le football moderne réserve parfois des scénarios dignes d’un roman. Antoine Semenyo en est l’illustration parfaite cette saison en League Cup. Éliminé de la compétition dès le mois d’août avec Bournemouth, l’attaquant ghanéen dispute pourtant la finale en Février, cette fois sous les couleurs de Manchester City.
La situation, pour le moins insolite, est rendue possible par l’évolution du règlement sur l’éligibilité des recrues. Transféré chez les Citizens au cours de la saison, Semenyo a pu être inscrit avec son nouveau club, malgré son élimination antérieure dans la même compétition avec une autre équipe. Un cas rare, mais parfaitement conforme aux textes. Ainsi, ce mercredi, Manchester City a validé son billet pour la finale en venant à bout de Newcastle en demi-finale. Un succès collectif auquel Semenyo est désormais pleinement associé, poursuivant son ascension fulgurante au sein de l’armada de Pep Guardiola. Pour le Ghanéen, cette qualification symbolise bien plus qu’une anomalie réglementaire. Elle récompense une trajectoire ascendante et une adaptation rapide à l’exigence du très haut niveau.
Passé de l’amertume d’une élimination précoce à l’excitation d’une finale à Wembley, Antoine Semenyo vit un véritable conte de fées. Un parcours atypique, presque irréel, qui rappelle que le football reste un jeu d’opportunités et que le destin sait parfois offrir une seconde chance à ceux qui osent franchir un cap.






