Mikel Arteta contre Pep Guardiola, c’est l’histoire de l’élève face au maître. Mais en Premier League, le duel tourne largement à l’avantage du coach de Manchester City. Sur 11 confrontations en championnat, l’entraîneur d’Arsenal ne compte que deux victoires. Un bilan qui pèse au moment d’aborder les chocs pour le titre.
Un bilan largement déficitaire pour Arteta
Les chiffres sont froids et sans appel. Depuis qu’il a pris les rênes d’Arsenal en décembre 2019, Mikel Arteta a affronté son mentor Pep Guardiola à 11 reprises en Premier League. Bilan : 2 victoires seulement pour l’Espagnol, contre 9 succès pour le manager de Manchester City. Une domination écrasante qui illustre l’écart qui sépare encore les deux techniciens dans les matchs à enjeu. Chaque duel est un test pour Arteta, et pour l’instant, le maître garde la mainmise sur l’élève.
Deux succès fondateurs, mais insuffisants
Les deux victoires de Mikel d’Arteta existent pourtant, et elles ont marqué. La première remonte à juillet 2020, en pleine fin de saison post-Covid, quand Arsenal s’était imposé 2-0 à l’Emirates, en demi finale de la FA Cup, grâce à un doublé de Pierre Emerick Aubameyang. La seconde, plus récente, a eu lieu en octobre 2023, en Premier League avec un succès 1-0 arraché dans les derniers instants, grâce à Gabriel Martinelli, qui avait lancé la saison des Gunners. Deux moments forts qui ont montré qu’Arsenal pouvait faire tomber City. Mais sur 11 matchs, cela reste trop peu pour inverser une tendance lourde et s’affirmer comme le nouveau patron de la Premier League.
Le blocage Guardiola, frein dans la course au titre
Au-delà des statistiques, ce bilan pèse mentalement et comptablement dans la course au titre. Manchester City reste l’obstacle numéro un d’Arsenal depuis trois saisons, et les confrontations directes ont souvent coûté cher aux Gunners. Perdre face à Guardiola, c’est laisser six points potentiels au rival et donner un avantage psychologique énorme. Si Arteta veut ramener le titre à l’Emirates après 22 ans d’attente, il devra briser cette malédiction. Battre le maître plus d’une fois tous les cinq matchs est devenu une obligation pour viser le trône.



