L'incontournable du football africain

CAN 2025 : Le Maroc, organisateur, face à ses limites, un signal d’alarme avant 2030

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Pays coorganisateur de la Coupe du Monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal, le Maroc nourrit de grandes ambitions sur la scène du football mondial. Mais à l’échelle continentale, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a révélé des failles qui interrogent sur la capacité du royaume chérifien à gérer des événements sportifs de très grande envergure.

Dès les premières phases de la compétition, plusieurs dysfonctionnements ont été relevés. Le plus marquant reste sans doute celui lié à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). À plusieurs reprises, le système a connu des pannes ou des lenteurs inexpliquées, influençant directement le cours de certaines rencontres et alimentant un sentiment d’injustice chez plusieurs sélections. Pour une compétition censée incarner le progrès technologique du football africain, ces défaillances ont fait tache.

Des difficultés logistiques

À cela se sont ajoutées d’importantes difficultés logistiques. De nombreux supporters, venus des quatre coins du continent, ont dénoncé les problèmes de transports internes entre les villes hôtes. L’expérience des fans a souvent été en deçà des attentes, contrastant avec l’image de modernité que le Maroc souhaite projeter.

Mais c’est surtout sur le plan sécuritaire et médiatique que la situation a atteint son paroxysme. Après le match très tendu entre l’Algérie et le Nigeria, plusieurs incidents graves ont été signalés. Des journalistes algériens auraient été empêchés de circuler librement, certains évoquant même des faits assimilables à une séquestration. Des accusations lourdes, qui, si elles venaient à être confirmées, porteraient un sérieux coup à la crédibilité du pays organisateur et à la liberté de la presse dans le cadre d’un événement sportif international.

Ces dérives posent une question fondamentale : si, à l’échelle continentale, l’organisation dégénère de cette manière, qu’en sera-t-il lors d’une Coupe du Monde, un événement d’une ampleur bien supérieure, avec des millions de visiteurs, des centaines de médias et une pression mondiale constante ? Le Maroc a-t-il réellement la capacité de contenir les tensions, d’assurer une organisation fluide et de garantir la sécurité et les droits de tous les acteurs ?

Quatre pour s’améliorer

Le royaume dispose encore de quatre années avant l’échéance de 2030. Quatre années pour tirer les leçons de la CAN 2025, corriger ses insuffisances, renforcer ses dispositifs techniques, logistiques et sécuritaires, et surtout instaurer un climat de confiance et de neutralité indispensable à la réussite d’un événement planétaire. Car à ce niveau, il ne s’agit plus seulement d’images, mais de crédibilité internationale.

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