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CAN Maroc 2025 : La CAN de la honte

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La Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc et présentée comme une vitrine du football africain moderne laisse derrière elle un profond malaise. Derrière la façade rutilante des infrastructures neuves et des stades flambant neufs, la compétition a été marquée par une accumulation de dysfonctionnements : arbitrage contesté, VAR défaillante, désorganisation logistique, tribunes désertées et ambiance délétère autour de certaines sélections. Autant de manquements qui interrogent la crédibilité et la gouvernance du tournoi.

Dès les premiers matchs, l’arbitrage s’est imposé comme l’un des points noirs de la compétition. Décisions litigieuses, interprétations incohérentes des fautes, penalties sifflés ou refusés sans logique apparente : plusieurs rencontres ont basculé sur des choix jugés biaisés, voire vicieux, par les observateurs et les supporters. Loin d’apaiser les tensions, ces décisions ont nourri un sentiment d’injustice chez plusieurs équipes et a renforcé l’idée d’une CAN à deux vitesses, où l’équité sportive n’a pas toujours été garantie.

La VAR, symbole d’un échec technologique

Censée corriger les erreurs humaines, l’assistance vidéo à l’arbitrage s’est révélée être un problème supplémentaire. La rencontre Bénin–RDC restera comme l’exemple le plus frappant : panne en plein match, longues interruptions, décisions prises sans recours clair aux images. Cette VAR capricieuse, parfois absente au moment crucial, a contribué à décrédibiliser davantage l’arbitrage et à frustrer joueurs comme supporters. À ce niveau de compétition, une telle défaillance technologique est tout simplement inacceptable.

Billetterie chaotique et anarchie organisationnelle

Un autre anomalie majeure est la gestion des billets. De nombreux supporters ont dénoncé des difficultés d’accès aux tickets, des circuits opaques et une distribution déséquilibrée. Des scènes d’anarchie ont été observées autour des stades, contrastant fortement avec l’image d’une organisation supposée maîtrisée. Le cas le plus révélateur concerne des supporters marocains contraints de se rendre jusqu’à l’ambassade de la RDC pour obtenir des billets, non pas pour soutenir leur équipe, mais pour encourager… l’adversaire de l’Algérie. Une situation ubuesque qui en dit long sur les dérives de cette CAN.

Des stades vides malgré des infrastructures flambant neuves

Le paradoxe est saisissant. Le Maroc a offert à l’Afrique des stades modernes, esthétiques, dignes des plus grandes compétitions internationales. Pourtant, les tribunes sont souvent restées désespérément vides.
Manque d’engouement local pour certaines affiches, problèmes de billetterie, ambiance artificielle : la CAN 2025 a souffert d’un déficit criant de ferveur populaire, affaiblissant l’atmosphère et la portée symbolique de la compétition.

Un public partisan et une ambiance malsaine

Plus préoccupant encore, le comportement d’une partie du public marocain a jeté une ombre sur l’esprit sportif. À plusieurs reprises, des supporters locaux ont ouvertement soutenu les adversaires de l’Algérie, transformant certaines rencontres en véritables joutes politiques plus que sportives. Le scénario s’est répété lors du match Mali–Tunisie, où des Marocains ont non seulement soutenu le Mali, mais sont ensuite sortis fêter la victoire dans les rues, comme s’il s’agissait d’un succès national. Ces scènes interrogent sur la neutralité du pays hôte et sur l’ambiance globale imposée aux équipes et à leurs supporters.

Une CAN mal accueillie, mal vécue

Au-delà du terrain, l’accueil des délégations et des supporters étrangers a également posé problème. Difficultés logistiques, sentiment d’hostilité pour certains publics, manque d’encadrement clair : la CAN 2025 n’a pas toujours été une fête du football africain, mais parfois une épreuve pour ceux venus la vivre.

Oui, le Maroc dispose d’infrastructures de haut niveau. Oui, les stades sont beaux, modernes et nombreux. Mais une grande compétition ne se résume pas au béton et à l’esthétique. L’organisation, l’équité, l’ambiance et le respect de l’esprit sportif sont tout aussi essentiels.
Sur ces aspects fondamentaux, la CAN 2025 a failli.

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