Hannibal Mejbri a vécu un véritable calvaire ce samedi face au Mali, en huitième de finale de la CAN 2025. Aligné au cœur du jeu tunisien, le milieu offensif a passé 85 minutes sous une pression physique constante, devenant la cible principale d’une équipe malienne très engagée, parfois à la limite de la correction.
Dès les premières minutes, le ton a été donné. Mejbri, chargé d’organiser le jeu et d’apporter de la créativité, a été systématiquement coupé dans son élan par des tacles appuyés et des interventions rugueuses. Les Maliens ont clairement choisi de le neutraliser par l’impact, quitte à flirter avec le danger sur le plan disciplinaire.
Cette stratégie a fini par coûter cher au Mali. À la 25e minute, Woyo Coulibaly a été expulsé directement après une faute grave sur Hannibal Mejbri, symbole de l’acharnement subi par le joueur tunisien. Malgré cette supériorité numérique, les Aigles n’ont pas relâché la pression sur le meneur de jeu, bien au contraire.
Lassana Coulibaly et plusieurs autres joueurs maliens ont continué à le harceler, multipliant les contacts et les fautes pour l’empêcher de s’exprimer. Visiblement touché mais déterminé, Mejbri a serré les dents, tentant malgré tout d’apporter son expérience et sa vision du jeu à ses coéquipiers dans un match très haché.
Épuisé par les coups reçus tout au long de la rencontre, Hannibal Mejbri a finalement cédé sa place à la 85e minute. Une sortie logique après un combat de tous les instants, qui résume à elle seule la physionomie de ce huitième de finale âpre et tendu. Ce match restera comme l’un des plus durs physiquement pour le jeune international tunisien, véritable martyr d’une rencontre où l’engagement a souvent pris le pas sur le jeu.






