La Tunisie sort d’une CAN 2025 frustrante, éliminée dès les huitièmes de finale par le Mali aux tirs au but après un scénario renversant (1‑1, 2‑3 tab) qui a mis en évidence plusieurs failles dans la stratégie du sélectionneur Sami Trabelsi. Malgré une domination en phase de possession, l’équipe n’a pas su concrétiser ses temps forts et a manqué de flexibilité tactique pour contourner les difficultés rencontrées en cours de match.
Retour sur le parcours frustrant lors de la Coupe Arabe 2025
Ce constat n’est malheureusement pas nouveau pour les supporters tunisiens. Lors de la Coupe Arabe 2025 à Doha, la Tunisie a livré une campagne mitigée. Après une ouverture compliquée avec une défaite surprise contre la Syrie, les Aigles de Carthage ont arraché un nul (2‑2) face à la Palestine après avoir mené 2‑0, avant d’obtenir une large victoire 3‑0 contre le Qatar. Un résultat finalement insuffisant pour sortir de son groupe, le classement profitant à la Syrie et à la Palestine.
Ce parcours illustre une inconstance tactique préoccupante, équipe parfois trop prudente, incapacité à gérer efficacement les fins de matchs ou à réagir après une déconvenue, et un manque de variation dans les schémas de jeu.
Des choix tactiques et de gestion contestables
La CAN 2025 a de nouveau mis en lumière ces mêmes limites. Malgré une possession intéressante, la Tunisie n’a pas réussi à transformer ses temps forts en occasions décisives face à un Mali réduit à dix dès la première moitié du match. La gestion des joueurs, notamment les choix de rotation et la manière de relancer l’équipe après des événements défavorables, a également été critiquée. L’absence de plans alternatifs crédibles quand le score se complique ou que l’adversaire change de rythme pose question.
Un changement évident avant le Mondial 2026
Dans ce contexte, la Fédération tunisienne est confrontée à un dilemme : maintenir la stabilité du staff avec Trabelsi, qui a parfaitement réussi les qualifications pour le Mondial et a souvent prôné une discipline défensive solide, ou opter pour un renouveau tactique avec un entraîneur capable de proposer plus de créativité, d’adaptabilité et d’ambition offensive face aux grandes nations mondiales.
Il faut noter qu’il a été annoncé ce soir à la télévision nationale tunisienne que Sami Trabelsi devrait effectivement quitter la tête de l’équipe nationale. Cette information alimente un débat déjà vif parmi les supporters et les analystes, qui s’interrogent sur l’opportunité d’un changement avant le Mondial.
La Coupe du Monde approche à grands pas, et les exigences des observateurs comme des supporters sont désormais plus élevées. Pour que la Tunisie espère un parcours digne de ses ambitions, la réflexion autour du staff technique risque bien d’être l’un des sujets majeurs de ces prochaines semaines.






