CAN 2025 : À un peu plus de trois semaines de la CAN 2025, le Maroc fait face à une polémique grandissante autour de la sécurité et de l’état de ses infrastructures. Les incidents graves survenus lors du match entre l’AS FAR et Al Ahly (1-1) ce vendredi 28 novembre à Rabat, soulèvent de sérieuses interrogations sur la capacité du pays à accueillir un tournoi continental sans incident.
La rencontre entre l’AS FAR et Al Ahly, disputée au stade Moulay El Hassan, a dégénéré après l’égalisation du club égyptien et un but refusé aux marocains. Plusieurs projectiles ont été lancés depuis les tribunes. L’un d’eux, un objet métallique tranchant, semblable à une spatule de maçonnerie, a atteint l’international égyptien Trézéguet, provoquant une scène de stupeur. Les joueurs d’Al Ahly ont tenté d’apporter l’objet aux officiels, mais ceux de l’AS FAR auraient cherché à le récupérer et à le dissimuler, selon plusieurs témoins présents au bord du terrain.
Outre cet incident, les Égyptiens dénoncent des bouteilles et objets lancés contre leurs joueurs ; un penalty litigieux accordé aux FAR ; l’entrée de joueurs marocains dans la surface avant la frappe ; des blessures sérieuses subies par certains de leurs éléments et des ballons volontairement renvoyés sur le terrain par les ramasseurs de balles pour casser leurs transitions offensives. Le club cairotes prévoit de saisir la CAF avec des vidéos et témoignages à l’appui.
Un acte qui témoigne du climat explosif entourant la rencontre.
Une inquiétude grandissante à l’approche de la CAN
Ces incidents interviennent alors que le stade Moulay El Hassan doit accueillir le groupe E de la CAN : Algérie, Guinée équatoriale, Soudan et Burkina Faso. La pelouse, déjà très dégradée, interpelle d’autant plus que l’infrastructure a été inaugurée il y a moins de trois semaines. Les supporters algériens, attendus en nombre, redoutent désormais de possibles agressions après la multiplication de vidéos et témoignages dénonçant un climat hostile autour de certaines rencontres marocaines.
L’état préoccupant des infrastructures : des stades qui prennent l’eau
Au-delà de la sécurité, un autre sujet secoue l’opinion publique : la qualité des nouveaux stades inaugurés pour la CAN. Au stade Al Barid, récemment mis en service, de graves infiltrations d’eau ont transformé les gradins en zones humides impraticables. Supporters, VIP et même journalistes ont été douchés par des fuites incessantes, rendant impossible la poursuite d’un match. Une scène inimaginable à moins d’un mois d’une compétition censée incarner la modernisation du football africain. Ces problèmes d’étanchéité posent des questions évidentes sur la qualité des travaux réalisés ; le contrôle technique des chantiers et l’homologation des stades par la CAF.
Face à la multiplication des incidents, agressions, projectiles, pelouses abîmées, stades inondés mais la CAF reste silencieuse. Un mutisme qui alimente l’incompréhension alors que le tournoi débute dans moins de 25 jours.






