Depuis plus d’une décennie, la Coupe d’Afrique des Nations réserve un sort particulier aux champions en titre. À la CAN 2025, la Côte d’Ivoire se retrouve face à cette réalité historique et avance avec une question centrale, mettre fin ou non, à une série qui résiste depuis 2010.
Depuis le sacre de l’Égypte en 2010, aucun tenant du titre n’a réussi à atteindre les quarts de finale lors de l’édition suivante. Les tournois se sont succédé avec une régularité frappante dans les résultats. En 2012, l’Égypte, championne sortante, n’a pas participé à la compétition. En 2013, la Zambie, victorieuse un an plus tôt, a quitté le tournoi dès la phase de groupes. Deux ans plus tard, le Nigeria, sacré en 2013, n’a pas pris part à la CAN 2015.
Cette dynamique s’est poursuivie lors des éditions suivantes. Championne d’Afrique en 2015, la Côte d’Ivoire a été éliminée en phase de groupes lors de la CAN 2017. Le Cameroun, vainqueur en 2017, s’est arrêté en huitièmes de finale en 2019. L’Algérie, championne en 2019, a connu une élimination en phase de groupes lors de l’édition 2021. Le Sénégal aussi sacré en 2021, n’a pas dépassé les huitièmes de finale en 2023. À chaque fois, le statut de tenant du titre n’a pas permis de franchir le cap des quarts.
L’édition 2025, en cours au Maroc, place une nouvelle fois la Côte d’Ivoire dans cette position particulière. Championne d’Afrique en 2024, la sélection ivoirienne a toutefois affiché une certaine constance lors de la phase de groupes, conclue à la première place du groupe F. Cette performance lui a permis de se qualifier pour les huitièmes de finale, là où de nombreux tenants du titre ont vu leur parcours s’arrêter.
Briser la malédiction, le défi des Éléphants
Ce mardi 6 janvier 2026, les Éléphants affrontent le Burkina Faso dans un huitième de finale qui s’inscrit pleinement dans cette continuité historique. Une victoire permettrait à la Côte d’Ivoire d’accéder aux quarts de finale tout en mettant fin à une série qui dure depuis plus de dix ans. À l’inverse, une élimination prolongerait une tendance devenue récurrente dans l’histoire récente de la CAN.






