Le Burkina Faso s’arrête en huitièmes de finale après sa défaite face à la Côte d’Ivoire. Un match éprouvant où les choix tactiques n’ont pas permis aux Étalons de contenir l’adversaire. Brama Traoré est revenu sur les raisons de ce revers et sur les difficultés rencontrées.
Brama Traoré a expliqué le choix initial d’évoluer avec une défense à cinq, une décision pensée pour contrer la puissance ivoirienne sur les côtés. « Eh bien, je pense que cette équipe de Côte d’Ivoire est très forte sur les côtés, donc nous voulions bloquer les ailes. Mais je pense que nous n’avons pas réussi à nous adapter correctement, car le rythme était infernal, et à un moment donné nous avons perdu notre organisation. Cela a un peu cassé nos lignes, et ensuite est venu le deuxième but. C’est le football. Il faut repenser, réorganiser et revenir encore plus fort », a-t-il déclaré. Le sélectionneur montre que le rythme imposé par les Ivoiriens a perturbé les Étalons, qui ont eu du mal à retrouver une structure stable une fois bousculés.
Interrogé sur l’intensité et la réaction attendue dans un duel entre voisins, le sélectionneur reconnaît que malgré les ajustements tentés, la situation n’a pas évolué. « Je pense qu’après la première période nous avons essayé d’apporter quelques corrections et de revenir avec un dispositif plus adapté face à la Côte d’Ivoire. Mais malheureusement, nous nous sommes encore fait surprendre et l’équipe ivoirienne a inscrit le troisième but. C’est ainsi dans le football : il faut prendre des risques, et quand on en prend, parfois la situation empire », a-t-il expliqué.
Un système pensé pour contrer les ailiers adverses mais vite mis à mal
Face au choix de modifier le système contre une équipe reconnue pour la vitesse de ses ailiers, Brama Traoré a détaillé son approche. « Je pense que le système que nous voulions mettre en place prenait en compte ces joueurs-là, mais quelque chose n’a pas fonctionné et nous avons encaissé le premier but. Nous avions un plan tactique, mais il n’était pas adapté au potentiel ivoirien. C’est pour cela que nous voulions changer de système, mais malheureusement cela n’a pas joué en notre faveur. C’est le football, et nous devons corriger cela pour l’avenir », a-t-il affirmé. Le sélectionneur a reconnu qu’un décalage entre l’intention stratégique et la réalité du terrain, où l’efficacité ivoirienne a rendu le dispositif burkinabè difficile à maintenir.






