Un climat de malaise entoure l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 après le refus d’accès au stade opposé à plusieurs médias pourtant dûment accrédités pour couvrir le huitième de finale entre l’Algérie et la République Démocratique du Congo. Une décision incomprise et vivement dénoncée par les médias concernés, qui y voient une sanction déguisée liée à leurs critiques sur l’organisation du tournoi.
Selon les témoignages recueillis, ces organes de presse remplissaient toutes les conditions requises pour assurer la couverture de la rencontre. Pourtant, l’accès au stade leur a été purement et simplement refusé, sans explication officielle claire. Une situation qui soulève de sérieuses interrogations sur les motivations réelles de cette mesure. Le point commun de ces médias et qu’ils ont fait des critiques sur le plan organisationnel de la compétition. Une prise de position qui dérange le pays hôte qui veut faire circuler une image parfaite de « sa » CAN.
Les médias écartés estiment être victimes de représailles pour avoir exprimé, de manière professionnelle et responsable, des critiques à l’endroit de l’organisation de la CAN 2025. Ces accusations constitueraient une grave dérive, en totale contradiction avec les principes fondamentaux de la liberté de la presse et du droit à l’information.
La liberté d’expression et la pluralité des opinions sont des piliers essentiels du journalisme et de toute compétition internationale se voulant transparente et crédible. Empêcher des journalistes accrédités de travailler en raison de leurs analyses ou de leurs prises de position critiques revient à instaurer une forme de censure incompatible avec les valeurs prônées par le football africain et les instances dirigeantes.
Dans un contexte où la CAN se veut une vitrine du football africain, de telles pratiques risquent de ternir l’image de la compétition et de fragiliser la confiance entre les organisateurs et les professionnels des médias. Les journalistes ne sont ni des adversaires ni des ennemis de l’organisation, mais des acteurs clés chargés d’informer le public avec rigueur et indépendance.






