CAN 2025 : C’est une dérive grave, inquiétante et surtout inacceptable à ce niveau de compétition. À quelques heures d’un match décisif, la composition officielle de l’équipe nationale algérienne s’est retrouvée dans la sphère publique, bien avant sa publication officielle. Elle était déjà disponible sur le site El Heddaf à 12h avant le match. Une fuite qui pose une question centrale : qui, à l’intérieur, a trahi le secret de l’équipe ?
La composition de l’Algérie qui circulait depuis 12h est bien celle qui figure sur la feuille de match officielle. C’est bien grave qu’elle ait été diffusée dès la veille au soir sur la chaîne El Heddaf, bien avant le coup d’envoi. À 12 heures du match, l’information est déjà consommée, analysée, disséquée. Or, dans le football moderne, une composition d’équipe n’est pas un simple détail : c’est une arme stratégique.
Un avantage offert aux adversaires
Cette fuite n’est pas anodine. Elle offre aux adversaires de l’Algérie un avantage compétitif évident.
Connaître le onze de départ à l’avance, c’est pouvoir d’anticiper le système de jeu, de cibler les points faibles, d’adapter son pressing et de préparer des scénarios précis.
En cas de qualification de l’Algérie en quarts de finale, ou lors des échéances futures, y compris en Coupe du monde, faudra-t-il simplement suivre une chaîne de télévision pour accéder à des informations censées rester strictement internes à la sélection ?
Une fuite interne, et une responsabilité à établir
Il faut être clair : ce type d’information ne sort pas par hasard. Une composition officielle ne peut fuiter que depuis l’intérieur soit du staff technique, soit de l’encadrement administratif ou de l’entourage immédiat de l’équipe. La question est donc simple, mais lourde de sens : Qui a fait fuiter le onze de départ de l’Algérie à El Heddaf ?
Et surtout : dans quel intérêt ?
Au plus haut niveau, les grandes sélections protègent jalousement ce genre d’informations. La confidentialité fait partie de la performance. Ce qui se passe ici révèle un manque de rigueur, voire un problème de gouvernance autour de l’équipe nationale algérienne. On ne peut pas dénoncer les pressions extérieures, les manœuvres adverses ou les tentatives de déstabilisation, tout en laissant fuiter soi-même des données aussi sensibles.
La responsabilité lourde du site algérien
Il faut le dire sans détour : le site El Heddaf qui a publié cette composition a une part entière de responsabilité. Ce n’est pas parce qu’une information est obtenue qu’elle doit automatiquement être diffusée. Le rôle d’un média, surtout lorsqu’il est du même pays que l’équipe concernée, n’est pas de fragiliser sa sélection nationale au nom de l’exclusivité,
du buzz, ou du nombre de clics.
Ce qui relève du secret sportif doit rester secret. Le journalisme n’est pas une course aveugle à l’audience, surtout quand les conséquences peuvent être lourdes sur le terrain.
Il suffit désormais de suivre une chaîne ou un site algérien pour savoir comment l’Algérie va jouer. C’est une anomalie grave à ce niveau de compétition.






