CAN 2023 : La proposition « inédite » de la CAF qui agace en Côte d’Ivoire

L’atmosphère paraît actuellement bien tendue entre la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Côte d’Ivoire, pays hôte de la CAN 2023. La faute à une proposition surprenante du Secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, qui met en mal l’ambiance au sein du Comité d’organisation de la compétition. Cette idée agace même jusqu’au sommet […]

Avatar photo Par 29/07/2022 - 13:58
CAN 2023

L’atmosphère paraît actuellement bien tendue entre la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Côte d’Ivoire, pays hôte de la CAN 2023.

La faute à une proposition surprenante du Secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, qui met en mal l’ambiance au sein du Comité d’organisation de la compétition. Cette idée agace même jusqu’au sommet de l’Etat ivoirien.

La Côte d’Ivoire nourrit la grande ambition d’offrir à l’Afrique la plus belle CAN jamais organisée. Pour relever ce défi, le pays des Éléphants injecte actuellement 173 milliards 800 millions de francs CFA dans l’organisation de la compétition. Ce budget colossal sert à la construction et à la rénovation des stades qui vont accueillir la CAN 2023, ainsi que les infrastructures nécessaires. C’est dans ce contexte que la CAF vient faire l’une des propositions les plus hilarantes jamais entendues dans le cadre de l’organisation d’une CAN pour le pays hôte.

CAN 2023 : Les 60 millions de dollars de la discorde

L’information fait grand bruit en Côte d’Ivoire et agace même jusqu’au sommet de l’Etat. Dans sa parution de ce mercredi 27 juillet 2022, Jeune Afrique a fait une révélation des plus inattendues. « En vue de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, prévue en Côte d’Ivoire en janvier 2024, la Confédération africaine de football (CAF) a suggéré à l’État ivoirien de mobiliser sur un compte séquestre environ 60 millions de dollars, afin de payer les primes des sélections qualifiées », informe le journal.

Cette proposition introduite par Véron Mosengo-Omba, Secrétaire général de la CAF, est juste inédite. Jamais dans l’histoire, le pays hôte de la CAN n’a été responsabilisé pour payer les primes des pays qualifiés. Selon le règlement de la compétition, la Confédération Africaine de Football est l’instance habilitée à décerner les différentes récompenses et primes aux équipes. Ce qui rend cette proposition de la CAF à la Côte d’Ivoire tout simplement hilarante. Le caractère inédit de cette suggestion de Véron Mosengo-Omba vient jeter un gros pavé dans la mare du côté de la Côte d’Ivoire.

Le COCAN divisé sur la question

En venant jeter au visage des membres du Comité d’Organisation de la CAN 2023 cette proposition surréelle, Véron Mosengo-Omba était loin d’anticiper sur la réaction que ça allait déclencher. « Elle a surtout largement contribué à l’effritement de la cohésion au sein du Comité d’organisation de la CAN (Cocan) 2023, présidé par l’ancien ministre des Sports, François Amichia », a révélé Jeune Afrique. C’est même devenu un conflit entre les membres du COCAN, notamment Yacine Idriss Diallo, vice-président du comité et président de la FIF, et son mentor Jacques Anouma, ancien président de la FIF.

La Côte d’Ivoire vue comme une vache à lait ?

Grande nation de football, la Côte d’Ivoire est aussi considérée comme l’une des économies les plus développées du continent. Les moyens mis à disposition pour l’organisation de la CAN 2022 en sont un exemple. Le pays des Éléphants veut une CAN exceptionnelle. Mais à quel prix ? La CAF semble donner l’impression de vouloir en rajouter plus aux dépenses énormes que coûte déjà la compétition au pays hôte. En dehors des infrastructures, la Côte d’Ivoire, en tant que hôte, est déjà chargée d’offrir toutes les commodités possibles aux membres de la délégation de la CAF qui feront le déplacement.

Il en est de même pour les délégations des 24 nations qui prendront part à la phase finale de la compétition qui aura lieu en janvier 2024. Un gros poids économique pour la Côte d’Ivoire, auquel la CAF voudrait bien rajouter des dépenses qui sont de sa responsabilité. 60 millions de dollars, c’est 38 milliards 618 millions de francs CFA de dépenses supplémentaires pour le pays hôte. Ce qui est jugé inique par la partie ivoirienne. Jacques Anouma et le ministère de l’économie et des finances y ont d’ailleurs opposé un refus non négociable.

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Je suis Jules Sessiwèdé Tovodounon, journaliste reporter sportif béninois spécialiste des questions du football à Africa Foot United. Je suis aussi passionné du basketball, du tennis et du handball.
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