CAN 2019 (Souvenir): Maroc – Bénin, les parades de Allagbé, et les larmes de Ziyech

Publié le : / Par

L’une des plus belles histoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Egypte 2019 a été écrite par les Ecureuils du Bénin qui se sont illustrés en ‘’mangeant’’ des Lions. Deux jours après une historique qualification face aux Lions Indomptables du Cameroun, le Bénin avait donné rendez-vous à d’autres Lions, ceux de l’Atlas du Maroc en huitième de finale de la CAN 2019. Bénin vs Maroc, une affiche que personne ne pouvait s’imaginer au début du tournoi. Mieux, personne ne pouvait imaginer la surprise à l’issue de cette rencontre qui a fait pleurer Hakim Ziyech et compagnie.

Loin de la terre de leurs ancêtres au pied des pyramides, les vaillants Ecureuils poursuivent l’aventure de la CAN, et nous étions le 5 juillet 2019. Bien que personne n’aurait misé le moindre kopeck sur eux, mis à part les béninois, les Écureuils étaient bien présents pour la suite du tournoi égyptien. Après avoir tenu en échec le Ghana, et le Cameroun, le Bénin s’apprêtait à éliminer l’un des favoris de la compétition, et cela, personne ne le savait. Une fois encore la recette Michel Dussuyer a fait son effet.

La tactique est simple pour Michel Dussuyer et ses protégés. Il faut faire douter le plus longtemps possible l’adversaire et frapper au moment opportun. Une leçon très bien apprise par une équipe des Ecureuils unie et soudée jusqu’à ce niveau de la compétition. Face au Maroc au Stade Al Salam du Caire, Stéphane Sessegnon et ses partenaires ont récité une belle leçon de football aux marocains avec une discipline tactique très bien maitrisée. Le Maroc avait la balle, mais se heurtait à un bloc solide du Bénin. Zéro but partout en première mi-temps, les choses vont bouger très sérieusement du retour des vestiaires. A la 54è, les Écureuils vont créer la surprise en ouvrant le score. Moïse Adilehou est à la réception d’un corner tiré par Cebio Soukou et donne l’avantage au Bénin. Blessés, les Lions de l’Atlas vont réagir et prendre d’assaut la moitié du terrain des Ecureuils. C’était prévisible. Mais c’était sans compter avec un milieu de terrain très bien emmené par Sessi d’Almeida, et une défense conduite de main de maître par Khaled Adenon. A force de plier, les Écureuils vont finir par céder. A la 76è, Jordan Adéoti commettra une bourde qui va profiter à En-Nesyri, s’en suivra l’égalisation. Maroc 1-1 Bénin.

L’égalisation obtenue, commencera un autre match, celui entre Saturnin Allagbé et les marocains. Sollicité à plusieurs reprises, le niortais va multiplier des parades aussi belles les unes que les autres pour empêcher le navire des Ecureuils de couler. Verni par les dieux du football, Allagbé verra le penalty de Hakim Ziyech heurté son poteau gauche sortant à quelques secondes de la fin des temps réglementaires. Dans les prolongations, malgré l’expulsion de Khaled Adenon, le score ne changera pas jusqu’au coup de sifflet final. Aux séances fatidiques des tirs au but, les Écureuils vont se montrer plus adroits (4-1) et ont offert une qualification historique au Bénin devant les 7500 spectateurs qui ont effectués le déplacement du Stade Al Salam ce jour-là.

Qui l’eut cru ? Pourtant c’est arrivé. C’est cela le charme du football. Les pleurs, les joies, les déceptions et surtout les surprises.