CAN 2019 : LES  DÉFIS QUI S’IMPOSENT A L’EGYPTE

CAN 2019 : LES DÉFIS QUI S’IMPOSENT A L’EGYPTE

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La CAF a jeté son dévolu sur l’Egypte, comme nouveau pays organisateur de la CAN 2019. Le pays des Pharaons a donc été préféré à l’Afrique du Sud, qui était également en course pour l’organisation de cette compétition. Une décision qui se dessinait depuis que les deux pays avaient fait acte de candidature pour remplacer le Cameroun, car la nation arc-en-ciel avait d’emblée indiqué qu’elle était à court de liquidités pour assurer une meilleure organisation de cette première CAN à 24 équipes, et avait par ailleurs sollicité l’assistance financière de la confédération.

Un argument qui allait conforter l’Egypte, quoique sa candidature fût diversement appréciée sur le continent, en raison de contingences aussi bien sociopolitiques que climatiques.  D’emblée, il est utile de préciser qu’en termes d’infrastructures sportives, hôtelières et hospitalières et même aéroportuaires, l’Egypte n’a aucun souci à se faire, qu’importe les exigences du cahier des charges de la CAF. A titre d’illustration, le Stade Borg Al Arab d’Alexandrie (80 000 places), l’un des plus importants du pays, qui n’était pas achevé lors de la CAN 2006, est prêt et sera utilisé en 2019, idem pour le mythique stade d’Alexandrie, rénové en 2009, d’une capacité de 20 000 places.

Insécurité et canicule

La CAN aura lieu au pied des pyramides, et en dépit du potentiel infrastructurel indéniable de l’Egypte, le pays fait face à un énorme défi sécuritaire. Les dirigeants sportifs égyptiens en sont conscients. «Il y a de grands projets pour la sécurité. Je ne pense pas que nous aurons de problème», rassure le président de la fédération égyptienne Hany Abo Rida. L’on a noté en fin d’année dernière une résurgence du terrorisme, avec l’attaque d’un bus de touristes vietnamiens par les djihadistes, suivie par des raids entre les assaillants et les policiers. De plus, depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi en 2013, les forces de sécurité font très souvent face à une escalade de violence, y compris dans les stades. Une préoccupation bottée en touche par la CAF, qui croit savoir que la question d’insécurité est propre à toutes les nations, et que la Russie, pays hôte de la Coupe du monde 2018, n’en n’était pas épargnée.

L’une des contingences auxquelles est également confrontée l’Egypte concerne le climat. Durant les mois de juin et juillet, le pays fait face à des températures caniculaires, qui oscillent entre 35 et 40 degrés. La forte chaleur sera un sérieux handicap pour les joueurs, qui évoluent pour la plupart en Europe, dans des conditions climatiques beaucoup moins clémentes. En dépit de tout, ils devraient s’adapter à cet environnement, afin d’assurer un meilleur spectacle de cette première CAN à 24 équipes.