CAN 2019 : Les  5 grands flops de la compétition

CAN 2019 : Les 5 grands flops de la compétition

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1. Egypte

Désignée pays hôte de cette première CAN à 24 équipes à six mois du coup d’envoi, après le retrait de l’organisation au Cameroun, l’Egypte voyait son statut de grand favori renforcé pour la quête d’un huitième titre continental. Après un parcours sans faute au premier tour, les Pharaons réalisaient un carton plein, et terminaient en tête de la poule A. Ils héritaient en demi-finale de l’Afrique du Sud, qui n’a eu la vie sauve et a pu se qualifier que grâce à une place de meilleur troisième. Les Bafana Bafana qu’on donnait pour mort face aux Egyptiens avant même le combat, sont arrivés sans complexe dans ce huitième de finale, et ont déjoué tous les pronostics en sortant les septuples champions d’Afrique de leur compétition (0-1). Un échec historique, qui a immédiatement fait tâche dans le landerneau du football égyptien, avec le limogeage du sélectionneur Javier Aguirre, puis la démission du président de la fédération, Hany Abou Rida.  

2. Maroc

Les Lions de l’Atlas ont été, à l’image des Pharaons, parmi les plus grosses déceptions de cette compétition. Les bookmakers les voyaient sur le toit de l’Afrique au soir de la finale le 19 juillet. Après une coupe du monde 2018 marquée par une élimination au premier tour, le Maroc semblait retrouver l’embonpoint, surtout avec aux commandes le très érudit Hervé Renard. Malgré une préparation très mitigée, le Royaume Chérifien avait réussi un carton plein d’entrée dans la compétition et confirmait son statut de super  favori au terme du premier tour. Sauf qu’en huitième de finale, contre le Bénin, l’un des meilleurs troisièmes également, les hommes d’Hervé Renard étaient tenus en respect par les Ecureuils, ce jusqu’aux prolongations. Ils seront contraints à une séance de tirs au but, qui leur sera fatale. Les Lions de l’Atlas emboitaient ainsi le pas aux Pharaons.

3. Cameroun

Les Lions indomptables, champions en titre au coup d’envoi de la compétition, n’avaient pas vraiment progressé depuis leur sacre en 2017 au Gabon. C’est en toute logique qu’ils n’étaient pas compter parmi les favoris, mais du reste, ils étaient affublés de ce statut de tenants du titre. Un statut qu’ils n’ont pas su assumer, ce jusqu’à leur élimination. En quatre sorties, les hommes de Clarence Seedorf n’ont enregistré qu’une seule victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), puis deux nuls face au Bénin (0-0) et contre le Ghana (0-0), avant d’échouer en huitième de finale contre le Nigeria (2-3). Après cette élimination, le sélectionneur Clarence Seedorf a été viré, en raison de son incompétence à manager son équipe avec professionnalisme.

4. Salah, Ziyech, Pepé…

Il était attendu par le public égyptien, mais aussi par les amoureux du football en gérénal, tant il est le fleuron du football continental en Europe, à travers ses performances en club. Mais Mohamed Salah n’a pas comblé les attentes du tout, lui qui est un sérieux candidat pour les titres de ballon d’or France Football, mais aussi de joueur africain de l’année, et que ses prouesses à cette CAN allaient forcément contribuer à le rapprocher du but. Il a aidé son équipe à sortir brillamment de la phase de poules, en marquant deux fois, mais il n’a pas été à la hauteur en huitième de finale, et n’a pas su prendre ses responsabilités au moment opportun. Par conséquent, il a pris la porte avec les Pharaons, et s’est éloigné un peu plus des récompenses individuelles à venir.

Le Marocain Hakim Ziyech, que l’on présentait comme la véritable star des Lions de l’Atlas, n’a pas assumé ce rôle et a quitté la compétition avec un zéro pointé, sans but, sans passe décisive. A l’image de l’Ivoirien Nicolas Pepe, qui était présenté aussi comme le leader de l’attaque ivoirienne au départ de la compétition, lui qui a remporté le prix Marc-Vivien Foé 2019, récompensant le meilleur joueur de Ligue 1. Il est resté sous éteignoir, et à l’arrivée, il n’était plus indispensable dans le  onze ivoirien, au point de manquer le quart de finale contre l’Algérie.

5. public égyptien

La ferveur populaire qui caractérise souvent la fête du football en Afrique a fait défaut à cette CAN 2019. Le public égyptien a brillé par son absence dans les stades durant ce mois de compétition. Chose curieuse tout de même pour nation la plus titrée sur le continent. Les Egyptiens se sont très souvent mobilisés à l’occasion des sorties de leur équipe nationale, et jamais en nombre pour les autres rencontres. L’élimination des Pharaons est venue en rajouter à ce faible engouement populaire. Tenez, lors de la finale Algérie-Sénégal, on trouvait même des endroits clairsemés dans les gradins. Et c’est tout simplement regrettable pour le football africain.