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Cameroun – TKC : de la légende à la déchéance

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Jadis parmi les plus grands clubs Camerounais, le Tonnerre Kalara Club (TKC) est devenu, au fil des années, un simple club réduit aux navettes entre la première et la deuxième division.

Le Canon Sportif de Yaoundé, l’Union Sportive de Douala et le Tonnerre Kalara Club sont les clubs qui ont contribué à écrire l’histoire et la renommée du football Camerounais. Le Tonnerre Kalara Club a participé à établir la notoriété du championnat Camerounais à l’international avec ses illustres joueurs de légendes parmi lesquels de grandes stars mondiales tels Roger Milla, Georges Weah, Japhet Ndoram et Thomas Nkono.

Outre les grands joueurs de nationalités différentes qui ont joué sous la tunique blanche et noire, il faut dire que le club fondé en 1934 fait partie des premiers à voir le jour au Cameroun. Côté palmarès, le TKC est notamment entré dans la légende africaine en remportant en 1975 la première Coupe d’Afrique des Clubs vainqueurs de Coupe. Sur le plan local, l’équipe basée au quartier Mvog-Ada à Yaoundé pèse 5 titres de champion du Cameroun et 5 coupes nationales remportées. De quoi l’inscrire au panthéon des plus grands clubs Camerounais.

Cependant, depuis plus d’une décennie, le Tonnerre Kalara Club connaît des soubresauts dans sa gestion avec des guerres de leadership qui ont parfois entrainé la partition du club.  Ce qui a considérablement déstabilisé l’équipe sur le plan sportif. Avec la récente relégation, le Tonnerre Kalara Club en est pratiquement à sa 4e descente aux enfers en deuxième division. L’ancienne équipe de Roger Milla est devenue un club ascenseur. Autrefois parmi les clubs les plus riches, le TKC a souffert ces dernières années du manque  de moyens financiers, se classant même parmi les mauvais payeurs des footballeurs dans le championnat Camerounais. Les promesses formulées par le président actuel Essomba Mani n’ont jamais pu aider le club à se maintenir. Les descentes en deuxième division du Tonnerre Kalara Club de Yaoundé, au gré des récurrences, sont devenues banales.