Barrages Mondial 2022 Algérie – Cameroun : Djamel Belmadi explique tout

Le sélectionneur algérien a littéralement vidé son sac ce lundi en abordant tous les sujets le concernant.

Avatar photo Par 02/05/2022 - 22:03
Barrages Mondial 2022 Algérie – Cameroun : Djamel Belmadi explique tout Dejected Algerian players after losing to Cameroon during the Qatar 2022 FIFA World Cup qualifier between Algeria and Cameroon held at the Mustapha Tchaker Stadium in Bilda, Algeria on 29 March 2022 ©Jafaar Ladjal/Sports Inc - Photo by Icon sport
Invité de l’émission “Rothen s’enflamme” sur les ondes de la radio française RMC, Djamel Belmadi est revenu sur les sujets d’actualité après l’entretien accordé au site officiel de la fédération algérienne de football, qui avait fait beaucoup de vagues. Il est d’abord revenu sur la polémique née de ces déclarations en exigeant le temps pour s’expliquer : « Vous allez me laisser le temps parce que c’est le cœur du sujet. C’est en fin de discussion, trois minutes sur cinquante minutes. Parfois, il faut faire preuve de plus de déontologie journalistique et faire en sorte de ne pas sortir des mots de leur contexte. Ça peut profiter à certains, provoquer de l’ambiguïté, des malentendus, à ce niveau-là, entre plusieurs Nations, il ne faut pas être trop léger dans l’analyse d’une intervention comme celle-là ». Partant de ce constat, Djamel Belmadi a livré le fond de sa pensée en ajoutant : « Moi ce qui m’a un petit peu dérangé c’est de bloquer sur la forme avec l’histoire du café et du mille-feuille. C’est une expression. Ça me fait mal de me rabaisser à me justifier sur cela et laisser le fond de côté. Ça pouvait être un thé avec une tartelette ». Quant à l’élimination de l’Algérie de la coupe du monde, il a rappelé qu' »en France, on reprochait aux joueurs de rester 2 – 3 jours sur une défaite. (…) Là, c’est l’Équipe Nationale et avec les circonstances dans lesquelles ça s’est passé, non, ce n’est pas digéré. Digéré… chacun a sa manière de se confronter à l’adversité, à la défaite, même quand on était joueur ». Il a indiqué que ce n’était pas la même mentalité ailleurs en citant le cas de l’Angleterre : « Moi, j’ai joué en Angleterre, ils sont très compétitifs, mais quand le match est fini, il est bien fini, on se projette déjà sur le suivant ». Dans la foulée, Djamel Belmadi a expliqué qu' »Il y a eu 4 ans de boulot, l’objectif ? C’était la Coupe du Monde. Voir les choses disparaître sous ton nez, dans les dernières secondes, c’est difficile à encaisser, mais on se relève ». Interrogé sur le recours introduit par la fédération algérienne de football pour tenter de faire rejouer le match face au Cameroun, le sélectionneur algérien a répondu : « J’estime, et toute la population algérienne, qu’on a été lésé. Le « café et le thé », le « il ne faut pas le tuer » ça on oublie, c’est des expressions. Je n’ai pas supporté ce qu’il s’est passé la veille. […] On va porter un recours et en portant un dossier lourd. Je ne peux pas en parler dans les détails, la procédure est en cours. Ce que je veux dire c’est qu’on ne va plus jamais accepter ça. C’est le nœud du problème, l’arbitrage africain ».
La discussion avec Bakary Gassama
 Quant à sa discussion avec l’arbitre gambien Bakary Gassama, Djamel Belmadi a affirmé : « moi je lui ai dit ce que je pensais comme beaucoup l’auraient fait, parce que j’ai estimé qu’il nous avait très largement lésé, dit-il. Dans le salon, il était affalé comme je vous ai dit, il n’a pas bronché, il n’a pas dit un mot. Je lui ai dit tout ce que j’avais à lui dire, ce que je pensais de lui ». Ne s’arrêtant pas, le coach des Fennecs s’est dit déçu de sa réaction : « Froideur totale, il n’a même pas levé la tête. J’avais l’impression qu’il n’y avait personne en face de moi. Ce qui peut rendre fou. Le gars, pas un mot. J’aurais aimé qu’il me dise ce qu’il en pense. Mais non, pas un mot, froid, il ne me regardait même pas ». Dans sa lutte contre le mauvais arbitrage en Afrique, Djamel Belmadi a souligné : « J’ai prêché pour ma paroisse mais il y a d’autres sélections, qui ont un peu moins de force, qui ont plus à perdre, qui ne peuvent pas parler. Aliou Cissé (sélectionneur du Sénégal, qualifié pour la Coupe du monde 2022, ndlr), alors que tout va bien pour lui, il dit ‘L’arbitrage est un gros problème, mais je ne peux pas trop en parler car ma fédération me freine.’ »
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Juriste de formation (licence en droit) et études en interprétariat (français-allemand-arabe). Journaliste (27 ans) au quotidien algérien Liberté. Couverture de trois jeux olympiques (Atlanta 1996, Athènes 2004 et Pékin 2008), et championnat du monde d'athlétisme (Edmonton 2001), jeux africains Harare 1995.
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